PubGazetteHaiti202005

Renvoi du premier ministre : le Compromis historique désavoue l’initiative et demande à son représentant, Smith Augustin de retirer sa signature de la résolution

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Le Compromis historique a publié, ce jeudi 22 janvier 2026 une déclaration officielle dans laquelle il rejette fermement toute implication dans une résolution visant le renvoi du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à moins de quinze jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).


Selon la structure politique, l’information selon laquelle son représentant, Smith Augustin, aurait apposé sa signature sur un tel document a été apprise par voie de presse et sur les réseaux sociaux. Une démarche que le Compromis historique qualifie d’« irresponsable, dangereuse et politiquement inopportune », compte tenu de la gravité de la situation nationale.


Dans sa note, le Compromis historique estime qu’une tentative de renvoi du chef du gouvernement à ce stade critique de la transition ne peut qu’aggraver l’instabilité institutionnelle, affaiblir les efforts sécuritaires en cours et compromettre les chances d’un retour ordonné à la normalité démocratique.

La structure souligne que cette initiative est en totale contradiction avec ses valeurs fondatrices et sa ligne politique, rappelant avoir toujours privilégié la responsabilité d’État, la stabilité institutionnelle et le dialogue comme principales voies de sortie de crise.


Par ailleurs, le Compromis historique a réaffirmé son soutien au coordonnateur du CPT, Laurent Saint-Cyr, l’encourageant à continuer de faire preuve de courage, de fermeté et d’un sens élevé de l’intérêt national dans la conduite de la transition, quelles que soient les circonstances.

En conséquence, le Compromis historique appelle solennellement son représentant, Smith Augustin, à retirer sa signature de la résolution incriminée, au nom de la cohérence politique et de la responsabilité envers la Nation.
« L’histoire retiendra », avertit la structure dans sa déclaration.

Dans cette note signée par l'un de ses représentants, Jean Rony Alexandre, le Compromis historique insiste sur le fait que la seule voie légitime et responsable reste la poursuite d’un véritable dialogue inclusif, centré sur les priorités urgentes du pays, à savoir : le rétablissement de la sécurité ; l’organisation d’élections crédibles ; le retour rapide à l’ordre démocratique et constitutionnel.

Cette tentative de certains membres du Conseil Présidentiel de Transition est pour le moment mal très mal accueillie par l'international dont les États-Unis et le Canada qui sont sortis de toute réserve diplomatique.  

Dans une note publiée sur les réseaux sociaux par l’ambassade américaine en Haïti, on peut lire que « Les États-Unis considéreraient que toute personne soutenant une telle initiative déstabilisatrice, favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien, et prendront les mesures qui s’imposent en conséquence », alors que le gouvernement canadien, via sa représentation diplomatique en Haïti, se dit « prêt à prendre des mesures contre tout acteur dont les actions compromettraient la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti ».

 

Wideberlin Sénexant

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