L’ancien sénateur du Centre, Francisco De La cruz interpellé en République Dominicaine, dans l’après-midi du lundi 19 janvier 2026 puis remis aux autorités policières à la frontière nord haitiano-dominicaine a trouvé sa libération hier, mardi.
Arrêté en République Dominicaine, lundi dernier l’ex parlementaire haïtien, Francisco De La Cruz remis à la Police Nationale d'Haïti a été « libéré faute de motif légal ».
Lors de son intervention ce matin au journal « Premye Okazyon» sur les ondes de la Radio Caraibes, l’ancien sénateur Francisco De La Cruz a déclaré avoir été interpellé par les autorités dominicaines alors qu’il transitait vers les États-Unis.
Selon ses déclarations, les agents de l’immigration dominicaine lui ont indiqué qu’ils agissaient sur la base d’une alerte, sans toutefois lui en préciser les motifs. Il a souligné que les raisons de cette alerte ne lui ont jamais été communiquées.
L’ancien parlementaire a ensuite été conduit et remis à la police frontalière, précisant qu’il n’avait pas été menotté au moment de son arrestation.
Il a indiqué qu’aucun chef d’accusation formel n’a été retenu contre lui au moment de sa prise en charge par les autorités haïtiennes. Après vérification de sa situation judiciaire, les responsables policiers ont procédé à sa libération.
Jusqu’à présent, aucune information n’a été communiquée par les autorités dominicaines et haïtiennes sur les raisons ayant conduit à l’arrestation de l’ancien sénateur. Toutefois, il convient de souligner que ce dernier avait été épinglé dans un rapport de corruption présenté par l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) en 2023.
Selon ce rapport, il était impliqué dans un scandale de corruption au sein du Centre National des Équipements (CNE). Il lui est reproché d’avoir en sa possession du matériel appartenant à l’institution et de les avoir utilisés à des fins personnelles. L’ULCC avait d’ailleurs exigé la mise en mouvement de l’action publique contre lui.
En janvier 2024, il a été auditionné par le juge instructeur Al Duniel Dimanche dans le cadre de ce dossier. À l’issue de l’audition, l’ancien élu du département du Centre avait rejeté toute accusation présumée dans un quelconque cas de corruption ou de détournement comme il était dûment mentionné dans le rapport de l’ULCC sur le Centre National des Équipements. Il avait clamé haut et fort qu’il ne détenait aucun matériel du Centre National des Équipements en sa possession.
Francisco Delacruz avait dénoncé les conclusions de l’ULCC. Selon lui, il s’agissait d’un dossier politique. Il avait également critiqué le fait que des individus détenaient, dit-il, des matériels du CNE en leur possession et leurs noms ne sont pas mentionnés. Il s'était toutefois gardé de révéler les noms à la presse.
« Moi, je n’ai pas de matériels en ma possession », avait-il démenti tout en clamant son innocence. Il avait estimé que le rapport avait été « mal fagoté. »
Par: Daniella Saint-Louis
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