PubGazetteHaiti202005

Après les USA, le Canada se prononce contre la révocation du Premier ministre et demande au CPT de partir le 7 février

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Au lendemain d’une mise en garde ferme de la part des États-Unis, le Canada est à son tour sorti de sa réserve ce jeudi pour exprimer sa vive préoccupation face aux manœuvres politiques en cours en Haïti, à quelques jours de l’échéance cruciale du 7 février. Dans un communiqué sans équivoque, Ottawa s’oppose clairement à toute tentative de révocation du Premier ministre et exhorte les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) à quitter leurs fonctions à la date prévue.

Le Canada réaffirme d’emblée son engagement « à soutenir les efforts visant à redonner au peuple haïtien la sécurité, et son droit souverain et constitutionnel de choisir ses dirigeants par la voie démocratique ». Une prise de position qui s’inscrit dans la continuité du message américain, tout en mettant l’accent sur le respect des principes constitutionnels et du calendrier de transition.

Ottawa se dit « profondément préoccupé par les tentatives de plusieurs membres du CPT de remplacer le Premier ministre à seulement quelques jours de la fin de leur mandat ». Une initiative que le Canada juge dangereuse, estimant qu’elle ne pourrait qu’affaiblir davantage la stabilité et la sécurité du pays à un moment charnière de son histoire politique.

Dans son communiqué, le Canada appelle une nouvelle fois l’ensemble des membres du CPT à respecter leur engagement de quitter le pouvoir le 7 février, et à s’abstenir de toute action susceptible de freiner davantage les progrès vers l’organisation d’élections libres et équitables.

Plus encore, Ottawa avertit qu’il demeure prêt à prendre des mesures contre tout acteur dont les actions compromettraient la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti. Une formulation qui fait écho à la menace de sanctions brandie la veille par Washington et qui renforce la pression internationale sur les membres du CPT, au moment où la question de la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé alimente de vives spéculations.

À l’approche du 7 février, les signaux envoyés par les partenaires internationaux se multiplient, plaçant le CPT face à une alternative lourde de conséquences : respecter ses engagements et préparer la sortie, ou s’exposer à des mesures coercitives.

 

Par : Daniel Jean

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