PubGazetteHaiti202005

Le département d’Etat impose des restrictions de visas à deux membres du CPT « pour leurs liens avec des gangs »

@PresidenceHT

Le gouvernement américain a annoncé, dimanche 25 janvier 2026, la suspension et la révocation de visas de deux membres du Conseil présidentiel de transition haïtien, ainsi que de leurs proches immédiats. Selon le Département d’État, relayé via le compte Twitter de Tommy Pigot, ces mesures visent des responsables présumés impliqués dans des activités criminelles liées aux gangs haïtiens, qui auraient entravé les efforts du gouvernement pour lutter contre des groupes désignés par les États-Unis comme Organisations terroristes étrangères (FTO).

Cette mesure est prise en vertu de l'article 212(a)(3)(C) de la loi sur l'immigration et la nationalité (INA), qui interdit généralement l'entrée aux personnes dont l'entrée ou les activités envisagées pourraient avoir de graves conséquences néfastes pour la politique étrangère des États-Unis, écrit l’administration américaine.

Selon le communiqué, « le Département d'État prend des mesures pour imposer des restrictions de visa et révoquer les visas de deux (2) membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et des membres de leur famille proche (conjoint et enfants). Ces mesures sont prises en raison de l'implication des membres du CPT dans les activités de gangs et d'autres organisations criminelles en Haïti, notamment en entravant les efforts du gouvernement haïtien pour lutter contre les gangs désignés comme organisations terroristes étrangères (OTE) par les États-Unis »

Le gouvernement américain a toutefois omis de mentionner les noms des personnes concernées par cette décision. 

Le Département d’État a insisté sur son engagement en faveur de la stabilité d’Haïti. « Le peuple haïtien a trop longtemps souffert de la violence des gangs, des destructions et des rivalités politiques », a déclaré Washington, ajoutant que tous ceux qui participent à la déstabilisation du pays ou de la région devront rendre des comptes. Les sanctions sont donc présentées comme un moyen de protéger non seulement la sécurité des Haïtiens, mais aussi celle de la région des Caraïbes.

Il convient de souligner que ces sanctions interviennent dans une situation de fortes tensions entre la presidence et la Primature. En effet, la résolution adoptée par cinq membres du Conseil présidentiel de transition visant à révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’a, jusqu’à présent, toujours pas été transmise au journal officiel Le Moniteur pour publication. De son côté, le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, s’oppose fermement à tout changement de gouvernement et au renvoi du chef du gouvernement, à l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat de l’organe de transition.

À rappeler que Fritz Alphonse Jean a été le premier à être sanctionné par les États Unis suite à une première tentative de certains membres du CPT de limoger le premier ministre Alix Fils Aimé.

 

Arnold Junior Pierre

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