Le parti politique En Avant est sorti de sa réserve pour exprimer sa vive inquiétude face aux tensions croissantes observées au sommet de l’Exécutif, à quelques jours seulement de la date butoir du 7 février 2026. Dans un communiqué de presse daté du 22 février, la formation politique appelle les protagonistes à faire primer l’intérêt national et à éviter toute escalade susceptible de compromettre les fragiles avancées enregistrées ces derniers temps.
Cette prise de position intervient dans une situation particulièrement tendue. En effet, cinq membres du Conseil présidentiel de transition ont formellement demandé, au cours de la mi-semaine écoulée, la révocation du Premier ministre Ariel Henry. Une initiative qui a immédiatement suscité de vives réactions, tant sur la scène nationale qu’au sein de la communauté internationale, laquelle continue d’apporter son soutien au chef du gouvernement.
Si, ces dernières heures, le dossier semble avoir été mis en suspens, il n’en demeure pas moins que la situation a été extrêmement brûlante entre le milieu et la fin de la semaine. Les échanges acrimonieux entre les deux branches de l’Exécutif ont ravivé le spectre d’une crise institutionnelle majeure, à un moment où le pays demeure déjà éprouvé par une insécurité persistante et une instabilité politique chronique.
En Avant insiste sur la nécessité de préserver la transition, estimant que toute confrontation ouverte au sommet de l’État pourrait hypothéquer l’avenir immédiat du pays. Le parti souligne que les progrès réalisés sur le plan sécuritaire, fruits des efforts conjoints de la Police nationale d’Haïti, des Forces armées d’Haïti et des partenaires internationaux engagés dans la lutte contre les groupes armés restent fragiles et réversibles.
À moins de deux semaines de l’échéance du CPT, En Avant plaide pour un dialogue inclusif et républicain entre les forces vives de la nation, afin de dégager un consensus sur la meilleure formule de gouvernance pour l’après-7 février.
En Avant rappelle également que la transition s’est prolongée bien au-delà des délais initialement envisagés et qu’il est désormais urgent de rétablir durablement la sécurité afin d’ouvrir la voie à des élections libres et crédibles d’ici la fin de l’année. Des élections qui permettraient aux Haïtiens et aux Haïtiennes de se doter de dirigeants légitimes, capables d’enrayer la spirale de déclin économique que connaît le pays, marqué par une sixième année consécutive de croissance négative.
Par: Daniel Jean
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