Trois jours après le déclenchement du mouvement, les médecins internes poursuivent leur mobilisation et exigent le paiement de leurs arriérés. En grève depuis le lundi 13 avril 2026, les médecins internes de l’Hôpital universitaire La Paix réclament le paiement de neuf mois de frais de stage restés impayés. Face au silence des autorités sanitaires, notamment du ministre de la Santé publique, Dr Sinal Bertrand, ces jeunes professionnels intensifient leur mobilisation et dénoncent une situation qu’ils jugent à la fois injuste et insoutenable.
La détermination des médecins internes reste intacte. Selon leurs témoignages, aucun paiement ne leur a été versé depuis le 15 juillet 2025, malgré de nombreuses démarches entreprises auprès des autorités concernées. « Cela fait 9 mois que nous travaillons sans être payés, malgré les lettres et les rappels », confie une interne, visiblement épuisée.
À Delmas, la tension ne cesse de croître au sein de cet établissement hospitalier clé de la région métropolitaine. Les internes, dont le rôle est essentiel dans la prise en charge des patients, ont décidé de durcir leur mouvement pour se faire entendre. « Nous avons cessé le travail pour attirer l’attention. Nous ne sommes pas des robots, il faut que nous soyons payés », insiste une autre stagiaire.
Au-delà de la revendication salariale, les protestataires soulignent un problème plus profond lié au respect et à la reconnaissance de leur travail. « Nous méritons un salaire comme cela nous a été promis. On ne peut pas continuer à travailler dans ces conditions », déplore une interne. D’autres dénoncent également le manque de considération des autorités : « On a l’impression que ce que nous faisons n’a aucune valeur à leurs yeux. »
Dans le but d’évaluer les impacts de cette grève sur le fonctionnement de l’hôpital, notre rédacteur a sollicité une entrevue avec la direction médicale de l’établissement, sans succès. Les tentatives de contact avec le ministère de la Santé publique, qui se trouve actuellement à l’étranger, n’ont pas abouti jusqu’à présent.
Ce silence prolongé du MSPP ne fait qu’accentuer l’inquiétude, tant chez les professionnels de santé que parmi les patients. En attendant une réaction officielle, les internes maintiennent leur position.
Arnold Junior Pierre
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