PubGazetteHaiti202005

Haïti-Crise: Ariel Henry a boudé la troisième invitation du Sénat  

Ariel Henry, premier ministre

Le premier ministre Ariel Henry ne s’est pas présenté ce lundi 21 mars 2022 pour une troisième fois au Sénat de la république contrairement pour répondre à l’invitation qui lui a été faite le 17 mars dernier. Remonté par le comportement du chef du gouvernement, le Sénateur Joseph Lambert dit « prendre acte » de ces agissements et demande à la population de prendre note.

 
Encore une fois, le premier ministre Ariel Henry a boudé l’invitation du tiers du Sénat. Si cette 3e invitation devait permettre au tiers du Sénat de s’enquérir sur « les causes de l'échec des pourparlers initiés entre l'Accord Montana/Pen et celui du 11 septembre », elle n’a malheureusement pas eu lieu.
 
« Nous prenons acte de ce comportement du premier ministre et nous le félicitons de son bon travail. Car il n’y a pas de sécurité à Martissant. Plus de grève », a ironisé le président du grand corps interviewé par la presse ce lundi après-midi. « La seule voie sûre, c’est la voie du dialogue, de la concertation, du compromis et du consensus », croit Mr Lambert qui indique que sans le dialogue « aucune issue n’est possible ». 

 
Le sénateur Joseph Lambert voit dans ce dialogue qui doit être entrepris, le véritable leitmotiv devant apporter une lueur d’espoir, mener à un consensus suffisant et réaffirmer l’autorité de l’État. « Nous allons continuer de recevoir les secteurs. Demain ce sera le tour de la communauté du vodou », informe l’ « animal politique » précisant que le Sénat compte jouer à tout prix son rôle dans la crise.
 
« Ariel Henry, le belligérant »
 
Le Sénateur du Sud-Est qui félicite les secteurs déjà rencontrés présente le premier ministre comme un « belligérant ». Celui qui ne souhaite en aucun cas dialoguer. « N’oubliez pas. Le peuple haïtien est une bombe atomique. Personne ne sait quand elle explosera », alerte Mr Lambert.
 
Contactées à plusieurs reprises par la rédaction de Gazette-Haïti, nos sources à la Primature restent injoignables. 

 Ariel Henry avait boudé la première invitation du Sénat en raison de son voyage au Chili pour participer à l’investiture du nouveau président Gabriel Boric. Pour la deuxième, nos sources à la Primature avaient affirmé qu’elles ignoraient une telle initiative du grand corps.
 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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