Seule une coalition nationale pourra permettre de rétablir la sécurité, poser et résoudre le problème des gangs dans le pays, déclare le président « élu de l'accord Montana » lors d'un point presse donné ce jeudi 17 Mars à l'hôtel Ritz Kinam. L'économiste Fritz Alphonse Jean estime que le moment est venu de trouver un consensus pour la gouvernabilité du pays qui, dit-il, est menacé par une explosion sociale au regard des multiples crises qui minent la société.
« Élu président provisoire » lors des élections du dimanche 30 janvier dernier par l'accord Montana pour diriger la transition de rupture de 2 ans, avec Steven Benoît comme Premier Ministre, l'économiste et l'ancien gouverneur de la Banque Centrale Fritz Alphonse Jean n'est toujours pas installé dans ses fonctions.
Constatant l'état lamentable de la situation, le président Fritz Alphonse Jean invite les acteurs à faire une coalition pour contrecarrer le phénomène du banditisme dans le pays.
L'heure est grave, s'alarme le « Président élu de l'accord Montana », Fritz Alphonse Jean lors d'un point presse donné ce jeudi. Il estime que le moment est venu de trouver un consensus pour la gouvernabilité du pays qui, dit-il, est menacé par une explosion sociale au regard des multiples crises qui minent la société. Il note en particulier les récentes manifestations des ouvriers et ouvrières pour exiger l’augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes et des avantages sociaux, le kidnapping et l'insécurité grandissante dans le pays.
Face à de tels constats, l'élu de l'accord Montana croit que seule une large coalition des acteurs pourra aider à faire face à cette situation difficile à laquelle le peuple haitien est confronté quotidiennement.
« Seul un consensus national pourra permettre de rétablir la sécurité dans le pays, poser et résoudre le problème des gangs », avance-t-il.
L’ancien gouverneur de la banque centrale croit par ailleurs qu'il faut réformer et remembrer l'Etat et toutes les autres institutions publiques du pays.
Le « président élu de Montana » croit également qu'il faut organiser une conférence nationale qui reunirera les différents acteurs politiques de la vie nationale pour discuter des questions de la réorganisation de l'État et de la société.
Quant à la question des élections, Fritz Jean pense que le moment n'est pas propice. Il faut, selon lui, créer d’abord des conditions pour la réalisation des scrutins démocratiques dans le pays.
Par Fenel Pélissier
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