L'ancien sénateur de la République Youri Latortue, invité ce jeudi 17 mars 2022, à l'émission « Le rendez-vous avec Volcy Assad », a fait le point sur la situation d'insécurité extrême à laquelle fait face la population ces derniers temps. L'ancien élu a pointé du doigt l'indifférence de l'ONU et a rappelé avoir conseillé à la Direction Générale de la PNH de créer une unité anti-gang.
Le sénateur se dit préoccupé par le fait que les missions onusiennes malgré le nombre d'années passées en Haïti n'ont pas pu bien aborder le problème d'insécurité. « La façon dont elles posent le problème révèlent soit de l'ignorance ou du mépris. Donc, cela ne les préoccupe pas véritablement », a avancé le leader du parti politique Ayiti An Aksyon (AAA) tout en indiquant que les trois piliers de sécurité à savoir l'Armée, la Police et l'Intelligence doivent être toujours actifs.
« En dehors des causes conjoncturelles que tout le monde peut saisir au prime abord, à l'aide des nouvelles et entre autres des émissions de radios, les missions onusiennes devraient être en mesure de comprendre les causes structurelles liées au phénomène d'insécurité qui sévit Haïti », a continué Youri Latortue.
Par ailleurs, il croit que le pays peut sortir de cette impasse tout en comptant sur les ressources humaines locales. Les anciens policiers et militaires et des hommes compétents de la Police Nationale d'Haïti (PNH) peuvent se mettre au service d'un plan stratégique et la mise en place d'une unité anti-gang.
À la question comment sortir en urgence la population de ce phénomène, Youri Latortue a indiqué que c'est le moment de la phase répressive. La PNH doit incessamment traquer les bandits.
À cet effet, l'ancien président du Sénat haïtien a confié avoir conseillé au Directeur Général de la PNH, Frantz Elbé, de monter une unité spéciale composée de 300 policiers issus du CIMO, UDMO, etc. Ces derniers auront à recevoir des entraînements d'intelligence, d'infiltration et de combat. Leur formation serait, selon l'ancien sénateur, assurée par des anciens de la PNH et de l'armée, tels que lui-même, Mario Andresol, Himmler Rebu et tant d'autres.
Force est de constater que les autorités restent passives face à la montée du phénomène de kidnapping. Tous les secteurs de la vie nationale y sont touchés. La police nationale exprime de plus en plus son incapacité à traquer les bandits.
Par: Gazette Haiti
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