PubGazetteHaiti202005

1er janvier-Fête de l’indépendance: Winter Étienne crie victoire après avoir empêché Ariel Henry de prononcer son discours aux Gonaïves

Winter Etienne

Le porte-parole des Forces révolutionnaires de Raboto, Winter Étienne crie victoire après que le premier ministre Ariel Henry a été contraint de quitter la ville des Gonaïves pour aller prononcer son discours au MUPANAH à Port-au-Prince pour le 218ème anniversaire de l'indépendance. Lors d'un point presse donné pour l'occasion, Winter Étienne demande au chef de la Primature de quitter le plus vite possible le pouvoir, sinon dit-il, ce sera le « dechoukaj » à travers tout le pays.
 
Malgré le doute qui planait sur sa présence dans la cité de l’indépendance, le premier ministre Ariel Henry a bravé le danger et était bel et bien aux Gonaïves pour célébrer le 218ème anniversaire de l’indépendance. 
 Participant seulement au Te Deum traditionnel à la Cathédrale du Souvenir des Gonaïves, il a quitté la ville sous les balles sans avoir eu le temps de prononcer son discours.
 
Selon le porte-parole des Forces révolutionnaire de Raboto, Winter Étienne, c'est « une victoire », mais il qualifie de « déception » le comportement des révérends Père du diocèse, d’avoir accepté la participation du premier ministre Ariel Henry au Te Deum qui, dit-il, a les mains trempées dans l’assassinat du président Jovenel Moïse.
 
Winter Étienne a lancé un ultimatum (sans toutefois préciser de date) au chef du gouvernement de quitter le plus vite possible le pouvoir. Sinon dit-il, ce sera le « dechoukaj » sur tout le territoire national.
 
La révolution va continuer, a annoncé Winter Étienne qui dit avoir déjà étendu ses tentacules partout dans le pays. « Quand le moment sera venu, mon groupe d’hommes se trouvant aux Gonaïves montera à Port-au-Prince pour aller renverser Ariel Henry et tout le reste de son gouvernement qui étaient venus pour assassiner la population gonaïvienne. », a-t-il déclaré.
 
Questionné s’il est favorable à un quelconque accord déjà mis sur la table des discussions, Winter Étienne dit ne s’attacher à un accord en particulier particulier. Toutefois, si un accord doit être signé, son groupe y participera, a assuré l’homme qui était actif dans les mouvements de soulèvement contre l’ancien président Jean Bertrand en 2004.
 

 

 

 

Par Fenel Pélissier

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