Le bureau de suivi de l’accord de Montana a donné une conférence de presse ce vendredi 08 octobre pour expliquer leur travail devant aboutir à la formation et à l’installation du conseil national de transition et de l’organe de contrôle de la transition. Le bureau a assuré que des démarches ont été entreprises afin d’atteindre, dans le plus bref délai, cet objectif.
Alors que les signataires de l’accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire prétendent avoir déjà obtenu des résultats concrets, l’accord de Montana poursuit en douce son petit bonhomme de chemin. Conformément aux prescrits de l’accord du 30 août, le bureau de suivi a été créé en vue de l’application de l’accord devant mettre sur pied « la transition de rupture ». Ce qui met donc fin au travail de la Commission de Recherche pour une Solution Haïtienne à la Crise (CRSHC).
Coordonné par un comité de sept membres dont Magalie Comeau Denis, Pierre Wilkens Chérismé, Ginette Chérubin, Ernst Mathurin, Jacques Ted Saint-Dic, Christine Stephenson et Leslie Voltaire, le bureau de suivi a la responsabilité de veiller au respect des dispositions de l’accord concernant l’installation des organes de la transition ; définir les procédures de la mise en application de l’accord ; diffuser et promouvoir l’accord aux fins d’obtenir la plus large adhésion possible et le soutien de la population ; procéder à la formation et à l’installation du Conseil National de Transition et de l’Organe de Contrôle de la Transition, entre-autres.
Le bureau de suivi comporte 4 composantes dont la commission pour la recherche d’une solution haïtienne à la crise, le secteur de la société civile, le secteur politique, le secteur populaire avec les organisations paysannes. « Avec ces composantes, la plus importante des choses était d’adopter une manière de travailler qui correspond aux prescrits de l’accord de Montana », révèle Ernst Mathurin précisant que le bureau de suivi de l’accord de Montana a déjà entrepris une série de démarches en conformité à leur mission pour trouver une solution haïtienne à la crise.
Ernst Mathurin, membre du bureau de suivi, confie que ses collaborateurs et lui se sont déjà entretenus sur l’accord politique en vue de déceler l’enjeu et appliquer une méthodologie commune pour atteindre les objectifs. « Par rapport à notre mandat, nous avons mis sur pied des équipes de travail dont un secrétariat technique et administratif ; équipe de communication pour discuter avec les acteurs ; équipe juridique ainsi qu’une coordination de 7 membres devant assurer la cohérence dans les travaux des équipes », explique Mr Mathurin.
A pied d’œuvre
En ce moment, le bureau de suivi de l’accord de Montana s’attelle à faciliter la publication, dans le plus bref délai, de l’accord politique incluant la liste des signataires. Il entend écrire à des structures politiques et organisations sans oublier la diaspora en vue de désigner des membres devant intégrer le conseil national de transition et l’OCT.
De plus, le bureau de suivi souhaite réaliser des rencontres avec les acteurs de différents secteurs signataires de l’accord. « Nous voulons créer un lien organique et de travail avec les acteurs », dit-il ajoutant que le bureau de suivi devra préparer et organiser la réception du dépôt des pièces des membres désignés. Puis, préparer et organiser la vérification des membres désignés par rapport aux critères définis.
La date de la constitution du conseil national de transition n’est toujours pas connue. Selon Ernst Mathurin, la date dépendra du dynamisme développé par les secteurs pour désigner leurs membres. « Ce sont les différents acteurs de la société civile qui auront à désigner leurs membres avec un quota par secteurs et structures politiques », dit-il. « Des lettres ont été acheminées à ces secteurs en ce sens », soutient Ernst Mathurin soulignant qu’après la désignation des membres, le bureau aura à donner son avis sur les choix.
En conférence de presse, les émissaires américains Brian Nichols et Juan Sebastian Gonzalez avaient affiché leur soutien subtil à l’accord de Montana le qualifiant d’ « accord très solide ».
Par : Daniel Zéphyr
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