PubGazetteHaiti202005

La diaspora haïtienne ira manifester devant l’ONU le 18 juin malgré la rencontre avec le Département d’Etat americain 

Manif de la diaspora à Washington ( Archives)

Une rencontre entre plusieurs organisations de la diaspora haïtienne et des représentants du Département d’Etat americain a eu lieu vendredi 11 juin dernier. Il s’agit d’une rencontre en vue de connaître la position de ces organisations de la diaspora très impliquées dans la solution de la crise qui bouleverse le pays. Ces dernières sont unanimes à exiger le départ immédiat de Jovenel Moïse du palais national pour céder la place à une transition qui tend vers la démocratie. La marche devant les Nations-Unies est maintenue.


Des organisations de la diaspora haïtienne dont Voice Of Haitian (VOIHLA) Living Abroad, Haiti Brigade, Aloviye, Voa diaspora (VOA), sont très impliquées dans la recherche des solutions à la crise multidimensionnelle qui gangrène Haïti.  Après plusieurs marches sur le sol de l’oncle SAM pour forcer l’administration Biden de changer sa politique vis-à-vis d’Haïti, ces organisations ont eu des échangé avec des représentants du Département d’Etat americain sur la crise haïtienne. Williams Stacy Adams et Astrid Dorelien, ont pris le soin d’écouter, prendre note de la position de la diaspora haïtienne sur la crise.  
 
Astrel Jean Garry, de VOIHLA retourne sur les discussions entre ces organisations et les deux représentants du Département d’Etat americain. Il explique que la rencontre se déroulait pendant une heure à laquelle six points ont été évoqués par les représentants haïtiens dont le départ immédiat de Jovenel Moïse.

Les membres de la diaspora qui ont pris part à cette rencontre en ont profité pour formuler une demande d’envoi d’experts américains dans le domaine de sécurité afin de travailler en partenariat avec la PNH pour le démantèlement de la fédération des gangs. Ils ont expliqué à Williams Stacy Adams et Astrid Dorelien que « la majorité de ces bandes armées  ont été instaurées par le pouvoir en place ».

En conséquence, ces organisations de la diaspora haïtienne requièrent une transition tendant vers la démocratie ayant à sa tête des gens « honnêtes, crédibles et transparents ». 

L’autre point qui a été soulevé par la diaspora haïtienne réside à ce que « l’ordre et la sécurité puissent rétablir rapidement en Haïti. 

Enfin de compte, les représentants de la diaspora haïtienne n’ont pas mis de gangs pour reprocher le Département d’Etat « pour sa complicité, sa trahison envers Haïti -- considéré comme un pays ami -- d’avoir supporté un gouvernement de facto et illégitime impliqué entre autres dans la corruption, la criminalité ».

« Nous avons dit non à l’ingérence des américains en Haïti où la relation diplomatique n’est pas respectée. La démocratie est une priorité pour les Américains pourtant, ils supportent un pouvoir autocrate », fustige Astrel Jean Garry qui croit que le Département d’Etat americain va répondre à ces revendications. « Nous allons gagner. Nous sommes sortis satisfaits. Ils ont ces points écrits sur un papier », a-t-il fait savoir soulignant au passage qu’une autre rencontre est prévue dans deux semaines avec les membres du Département d’Etat americain.  


Alors qu’une délégation de l’OEA a été en Haïti pour « discuter avec les acteurs sur la tenue des élections », la diaspora haïtienne à travers ces organisations actives dans la vie politique du pays, s’oppose à l’organisation des élections avec Jovenel Moïse qui, disent-elles, établit des gangs dans tout le pays et d’autant en plus qu’il « n’a pas de légitimité pour organiser ces scrutins ». 

« Nous demandons une transition rapide d’une durée de deux ans afin de rétablir la sécurité sur tout le territoire national et de créer un climat de confiance pour la tenue des élections en Haïti », a exigé Astrel Jean Garry. Au sujet du referendum contre lequel le département d’Etat américain s’est prononcé, M. Astrel voit un signe positif mais craint cette position des Etats-Unis habituée à faire un « coup de guidon spectaculaire ». 
 

Malgré cette rencontre, ces organisations entendent manifester devant le siège social des Nations-Unis pour « dénoncer la mauvaise politique étrangère vis-à-vis d’Haïti et qui supporte un pouvoir illégitime ».

Ont pris part à cette rencontre, Yvrose Célestin de Haïti American Woman association, Jean Garry Astrel et Ernst Vilsaint de VOIHLA, Sabine Philippe de Haïti Brigade Chair, Carole Demesmin de Aloviye, Me Pierre Jean Raymond André de VOA Diaspora, Jacques Bingue, récemment signataires de deux lettres à la mission de l’OEA déléguée en Haïti. 

 

 

 

Par Michelson Césaire

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