PubGazetteHaiti202005

Le parti politique FUSION répond aux « accusations mensongères » du premier ministre ai. Claude Joseph

Fusion des Sociaux Démocrates

Dans une note parue le 7 juin, le parti politique Fusion répond au premier ministre a.i Claude Joseph qui avait insinué que les affrontements entre gangs armés dans le sud de la capitale étaient orchestrées par des mains politiques. Selon Fusion, « le premier ministre de facto cherche à induire la population en erreur en voulant faire porter la responsabilité des graves événements de ces derniers jours aux adversaires du pouvoir illégal de Jovenel Moïse »

« Cette note est diffusée pour établir la vérité et contrecarrer la manœuvre grossière du pouvoir consistant à diaboliser ses opposants en leur faisant porter le chapeau des conséquences de son incompétence et de son comportement irresponsable face aux gangs armés », indique le parti Fusion des Sociaux Démocrates Haïtiens.


« Le premier ministre de facto a déclaré connaître les initiateurs de cette guerre des gangs et des attaques perpétrées contre plusieurs postes de police dans la zone de Cité Soleil, en prenant faussement celles et ceux qui luttent depuis plusieurs mois contre les dérives dictatoriales du pouvoir qu'il sert », écrit le parti Fusion, comme pour condamner les propos du premier ministre qui « les a accusés d'avoir lancé ces opérations à la veille de l'arrivée à Port-au-Prince d'une délégation du conseil permanent de l'OEA en vue de faire échouer la mission ».

Pour rejeter les accusations du premier ministre Claude Joseph, Fusion avance qu’ « il est de notoriété publique que les gangs armés qui sévissent, kidnappent, violent et massacrent en toute impunité dans divers quartiers de la capitale et dans certaines du pays, bénéficient de la complaisance et du soutien financier et matériel du pouvoir ». Selon le secrétaire général du parti Rosemond Pradel, « ces gangs ont été fédérés par le pouvoir de facto pour s’assurer du contrôle total des quartiers populaires, intimider leurs adversaires politiques dans la perspective des prochaines élections ». 

Par ailleurs, Fusion vient soutenir les allégations selon lesquelles les autorités auraient négocié avec les chefs de gangs leur visite à Martissant.

« Les autorités de facto ont attendu quatre (4) jours avant de se manifester en allant parader brièvement dans les zones touchées, moyennant paiement de fortes sommes d’argent aux bandits armés », accuse le parti s’appuyant sur la « (confirmation de l’information) par l’un des responsables d’une organisation de défense des droits de l’homme sur Kiskeya » sans toutefois citer de nom. 

Selon le parti de Rosemond Pradel, « le drame sécuritaire que vit aujourd'hui Haïti est la conséquence directe de l'effondrement total des structures de l'État, orchestrée par l'administration de Jovenel Moïse ». 

Lors de son point de presse le dimanche dimanche 6 juin à Martissant, le premier ministre ai. Dr Claude Joseph avait pointé du doigts certains secteurs qui seraient derrière la violence qui s'installe dans le pays. Il avait menacé de « mettre hors d'état de nuire les bandits et ceux qui les manipulent ». 

«  Nap rive sou Nou, vous avez bloqué le pays à plusieurs reprises avec le mouvement Pays Lock, vous attaquez les postes de police quelques jours avant l'arrivée de la délégation de l'OEA et quelques mois avant la tenue d'élections pour renouveler le personnel politique », a-t-il déclaré. 

 

Juhakenson Blaise

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