Le président de l'Association des industries d'Haïti (ADIH), Wilhelm Lemke, lors d'une interview accordée à Radio Magik 9 le jeudi 20 octobre 2022, a souligné les impacts du mouvement "pays lock". Selon ses dires, des milliers de personnes ont été licenciées au cours de cette période.
Les conséquences des mouvements baptisés "peyi lòk" sont très lourdes pour le pays dans sa globalité.
A en croire le président de l'Association des industries d'Haïti (ADIH), Wilhelm Lemke, des milliers de personnes ont perdu leur emploi au cours de cette période.
Intervenant sur les ondes de la Radio Magik 9 le jeudi 20 octobre 2022, il a invité tous les secteurs de la vie nationale « à s'unir afin de débloquer le pays pour faciliter notamment la reprise des activités économiques ».
Selon le président de l'ADIH, la situation est extrêmement grave et la survie de la nation est en jeu. « Aujourd'hui nous faisons face à un lock qui surpasse le super lòk, c'est un lòk total. Il faut que le pays soit débloqué. C'est l'union qui aidera à débloquer le pays », a-t-il martelé.
Il en a profité pour affirmer que « la communauté internationale s'interroge sur le fait qu'entre Haïtiens nous ne pouvons trouver un minimum d'entente politique pour lever le blocage, soulager les couches vulnérables alors que la situation du pays s'envenime ». « C'est très grave. Nous perdons des contrats chaque jour alors qu'il y a une demande de production en Haïti, mais la situation déplorable du pays qui s'est aggravée depuis un mois freine l'élan ».
Le peyi lòk affecte grandement le secteur économique en Haïti. « Des secteurs de la production nationale sont affectés. L'usine du papier hygiénique de laboratoire 4C a été incendiée, des usines reçoivent des menaces. Et la compression débute. Les entreprises sont obligées de renvoyer des employés en attendant la reprise des activités. La majorité des entreprises sont fermées, les rares industries qui sont ouvertes fonctionnent au ralenti. Après, c'est une fermeture totale avec le renvoi des centaines de milliers d'employés. Le renvoi a débuté et cela va continuer », a poursuivi le numéro 1 de l'ADIH.
Depuis environ deux mois, le pays fait face à une situation de crise sans précédent. Des mouvements de protestation ont été lancés à travers tout le pays suite à l'annonce du gouvernement d’augmenter les prix des produits pétroliers. Et depuis, toutes les activités sont au point mort.
La rareté des produits pétroliers à cause du blocage de la route menant au Terminal Varreux par des groupes armés a poussé le gouvernement à solliciter auprès de la communauté internationale une force militaire étrangère en Haïti « pour faire face à cette crise humanitaire ».
Par Gazette Haïti News
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