PubGazetteHaiti202005

Des signataires du Pacte national préoccupés par la « mise en veilleuse » par le CEP du processus électoral et appellent à la concertation

@PrimatureHT

Une vive inquiétude s’exprime au sein de plusieurs partis politiques, organisations politiques et structures de la société civile signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Dans une prise de position rendue publique ce lundi 20 avril 2026, ces acteurs dénoncent la « mise en veilleuse » du processus électoral par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), à moins de cinq mois de la date prévue pour la tenue du premier tour des élections en 2026. 

Se déclarant favorables à l’organisation des scrutins, les signataires affirment observer avec préoccupation l’évolution actuelle du processus. « Le CEP peine encore à relever les défis politiques, techniques, administratifs et opérationnels nécessaires à l’organisation des scrutins transparents en 2026 », affirment-ils, rappelant que nous sommes à moins de 5 mois de la date du 31 août 2026 fixée pour l’organisation du premier tour. 

Dans leur document, ces organisations dressent une série de constats qu’elles jugent préoccupants. Elles évoquent notamment le projet de budget soumis par le CEP le 26 mars 2026, évalué à 250 millions de dollars américains, un montant jugé excessif au regard des précédentes élections de 2016, qui avaient coûté environ 50 millions de dollars. 

Elles pointent également la décision annoncée par le CEP, dans un communiqué du 8 avril 2026, de geler « sine die » le processus électoral, à la suite, selon elles, de l’échec de l’opération d’inscription des électeurs constaté le 1er avril. 

Autre élément soulevé est le manque de fonctionnalité des structures déconcentrées de l’institution électorale. Selon les signataires, malgré plusieurs missions d’évaluation coûteuses depuis octobre 2024, les bureaux électoraux départementaux et communaux ne sont pas encore opérationnels, les procédures d’émission des listes électorales générales par commune n’ont pas été entamées. 

Face à ces dysfonctionnements, les signataires estiment que le ralentissement du processus électoral et le non-respect du calendrier établi sont en contradiction avec les orientations du Pacte national, notamment celles relatives au renforcement institutionnel et à la mise en place d’une administration électorale moderne, transparente et crédible. 

Dans ce contexte, ils appellent à une concertation urgente entre les parties prenantes. « Le respect des échéances électorales de 2026 et des échéances politiques du 7 février 2027 nécessite une concertation active entre les signataires du Pacte national, les autorités en place et l’institution électorale », insistent-ils.

Il y a quelques jours, Uder Antoine a été nommé nouveau directeur executif du Conseil Électoral Provisoire. 

Par: Daniel Zéphyr

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