PubGazetteHaiti202005

Les États-Unis et le Panama proposent une nouvelle force de 5 550 hommes pour traquer les gangs en Haïti 

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Les États-Unis et le Panama exhortent le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies à autoriser la création d'une force de 5 550 hommes pour arrêter les membres de gangs en Haïti, afin de permettre le rétablissement de l’ordre et la paix dans le pays. 

Les deux pays ont présenté leur proposition de transformer la force multinationale dirigée par le Kenya, actuellement déployée dans ce pays des Caraïbes, en une force beaucoup plus importante, dans un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU obtenu mercredi par l'Associated Press.

Les premiers Kenyans sont arrivés en Haïti en juin 2024. La force devait compter 2 500 hommes, mais elle a été minée par un manque de financement et ses effectifs actuels sont inférieurs à 1 000.

Les gangs ont gagné en puissance depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Ils contrôlent désormais 90 % de la capitale, Port-au-Prince, et ont étendu leurs activités, notamment les pillages, les enlèvements, les agressions sexuelles et les viols, aux zones rurales. Haïti n'a pas eu de président depuis cet assassinat.

Le projet de résolution de six pages exprime sa gratitude au Kenya pour avoir dirigé la force multinationale, mais réaffirme les conclusions du Secrétaire général Antonio Guterres en février, selon lesquelles celle-ci n'a pas été en mesure de suivre le rythme de l'expansion spectaculaire des gangs et doit être renforcée.


L'ambassadrice américaine par intérim, Dorothy Shea, avait annoncé le 28 août que les États-Unis sollicitaient l'autorisation de l'ONU pour la création d'une nouvelle Force de répression des gangs.

Le projet de résolution autoriserait les États membres de l'ONU à transformer la mission en une telle force, en coopération avec le gouvernement haïtien, pour une période initiale de 12 mois. Cette force serait habilitée à détenir et arrêter des Haïtiens.

Il précise que la force sera composée de 5 500 militaires et de 50 civils, rémunérés par des contributions volontaires. Cependant, il ne précise pas si le Kenya ou un autre pays fournirait des troupes ou des policiers.

La résolution autoriserait les membres de la nouvelle force à « mener des opérations antigang ciblées, indépendantes et basées sur le renseignement, afin de neutraliser, d'isoler et de dissuader les gangs qui continuent de menacer la population civile, de violer les droits humains et de saper les institutions haïtiennes ».

La nouvelle force assurerait également la sécurité des infrastructures essentielles, notamment l'aéroport, les ports, les écoles et les hôpitaux, ainsi que la police et les forces armées haïtiennes. Elle soutiendrait également les efforts haïtiens « pour lutter contre le trafic illicite et le détournement d’armes et de matériel connexe ».

Le mandat du Conseil de sécurité pour la force multinationale dirigée par le Kenya expire le 2 octobre et les membres du Conseil devraient voter à la fin du mois sur le projet de résolution des États-Unis et du Panama.

Avec AP News

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