Ce 16 décembre 2022 fait 32 ans depuis que la population haïtienne a élu pour la première fois son président de manière démocratique en l’occurrence Jean Bertrand Aristide. C’était le 16 décembre 1990. En cette occasion, Fanmi Lavalas Parti dit se souvenir de cette victoire historique découlant d’une” leçon démocratique”.
16 décembre 1990-16 décembre 2022, 32 ans depuis que la population était sortie en masse pour voter Jean Bertrand Aristide, premier président élu démocratiquement. « La population avait donné une leçon démocratique et elle avait élu Jean Bertrand Aristide pour porter la bannière du changement et les revendications de la majorité. Les forces rétrogrades ont dû battre en retraite face à l'engagement et la détermination de la population. Ce fut un grand moment de notre histoire », écrit Fanmi Lavalas dans un communiqué ce vendredi.
Selon le Parti politique, les 7 mois qui ont suivi la victoire du 16 décembre 1990, le changement a commencé à apparaître clairement. Fanmi Lavalas dit croire que « c'est pour empêcher le même changement que les criminels ont réalisé le coup d'État contre le gouvernement Lavalas. »
« S'il n'y avait pas eu de coup d'État, aujourd'hui, bon nombre des beaux rêves du peuple haïtien se seraient déjà réalisés. Il y aurait de la nourriture pour tout le monde, des maisons pour tout le monde, des écoles pour tout le monde, la santé pour tout le monde », croit Fanmi Lavalas.
« Haïti : enfer sur terre »
Après ce coup d'État, selon Fanmi Lavalas, les forces anti-démocratiques ont échoué. « Partout c'est l'enlèvement, l'insécurité, la pauvreté, la faim, l'inflation, la corruption, crime économique, crime politique dans un enfer qui porte le nom d’un pays », regrette Fanmi Lavalas.
Pour sortir le pays du marasme dans lequel il patauge, Fanmi Lavalas dit croire que Haïti doit prendre le même chemin que celui du 16 décembre 2022 pour arriver à une autre élection démocratique. « La transition que souhaite le peuple haïtien ne peut aller de mal en pis. Non. La transition que souhaite le peuple haïtien est une transition de rupture au système corrompu », précise le parti dans ce communiqué portant les signatures de la Dr. Maryse Narcisse, de M. Joël Edouard Vorbe, Agr. Anthony Dessources et Dr. Jean Myrto Julien.
Le 16 décembre 1990, avec enthousiasme, les Haïtiens, selon les résultats officiels, confiaient la destinée de la nation à l’ancien prêtre de Saint-Jean Bosco, Jean-Bertrand Aristide. C’est un pays debout, un peuple aspirant à un lendemain meilleur, qui célébrait l’entrée en fonction de celui qui incarnait le changement. C’est ce même peuple qui, pendant trois ans, s'est mobilisé pour le retour de Jean-Betrand Aristide au pouvoir après le coup d’Etat sanglant du 11 septembre 1991 après seulement sept mois au pouvoir.
L’ex prêtre de St Jean Bosco allait retourner au pouvoir à la faveur des élections de mai 2000. L’’opposition réunie à travers la “ Convergence Démocratique “ allait contestée ces élections dans les rues à travers des manifestations de rue durant pratiquement 3 ans. Une branche armée emmenée dans par Guy Phillipe allait rejoindre l’opposition et à renverser une nouvelle fois le président Jean Bertrand Aristide exilé en Afrique du Sud. Après plus de 6 ans d’exil, Jean Bertrand Aristide était de nouveau retourné au pays et depuis de consacre à l’éducation à travers sa Fondation.
Par: Daniel Zéphyr
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