PubGazetteHaiti202005

Politique: Jerry Tardieu du parti « En Avant »plaide en faveur d'une « négociation sérieuse » entre les protagonistes 

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L'ancien député Jerry Tardieu qui participait ce vendredi 22 avril à l'émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad » sur Gazette Haïti déclare qu'aucun accord ne peut prétendre résoudre tout seul la crise socio-politique. Il soutient qu'il faut un dialogue entre les protagonistes pour arriver à une « négociation sérieuse ».

Lors de sa participation en tant qu’invité à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad » ce vendredi, l'ancien député de Petion-Ville reconnaît qu’il y a deux grands accords majeurs dans le pays (Montana/11 Septembre). Toutefois, selon lui, aucun accord  à lui tout seul ne peut sortir le pays de la crise. 

Soulignant que son parti politique « En Avant » n'est signataire d'aucun des deux accords, M.Tardieu admet qu’il existe « trois ou quatre protagonistes majeurs » qui devront faire partie de cette négociation « autour de deux points fondamentaux, à savoir la gouvernance, sur la forme que doit prendre le gouvernement, monocéphale ou bicéphale, et ensuite sur la feuille de route ou menu de la transition ». 
Il s’agit selon lui, des accords PEN/Montana, 11 Septembre et Ariel Henry.

L’auteur de « L’enfer du parlement » croit que le premier ministre Ariel Henry ne devrait pas se méprendre, pensant qu'il pourrait organiser les élections avec sa coalition (disloquée). Le chef du gouvernement risque, dit Jerry Tardieu, de « plonger le pays au fond du gouffre ».

« La Coalition d'Ariel Henry est traversée par des fissures, des faiblesses, des lacunes », fait remarquer l'ancien député, qui n’écarte pas la possibilité de se présenter comme candidat à la présidence aux prochaines élections même s’il s’est montré un peu prudent face à la question de l’animateur de l’émission. 

« Il faut identifier les protagonistes et trouver un médiateur car il y a méfiance. Aucun des protagonistes ne peut diriger la table des négociations », poursuit M.Tardieu, indiquant que « deux des missions que doit avoir le gouvernement de transition sont « la sécurité du pays et les élections ».

Il confirme que des démarches sont en cours en vue de former un comité de médiation et que trois secteurs ont étè identifiés dans cette perspective. Il a fait mention  l'Eglise, du secteur privé et de l'Université même s'il prône l'élargissement du comité pour que tous les intérêts puissent être garantis. 

En dépit du sombre tableau socio-politique et des divergences, l'ancien parlementaire croit, suivant ses analyses, que le pays est plus près de la solution car " les enjeux semblent, selon lui, avoir été déjà identifiés ».

 

 

Par Juhakenson Blaise

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