Dans une note de presse parue ce mardi 3 août, la Direction politique de l'Opposition et Démocratique ( DIRPOD) dénonce les manœuvres « hors la loi » du Commissaire Bed-Ford, pour s'attaquer aux membres de l'opposition. Selon la Direction Politique DIRPOD, ces manœuvres des autorités judiciaires et policières, constituent une manière d'empêcher que la lumière soit faite autour du dossier d'assassinat du Président Jovenel Moïse.
Quelques heures après que des mandats d’amener ont été émis à l’encontre de certains dirigeants de partis politiques et de pasteurs, des structures politiques réagissent et attribuent ces invitations du Commissaire Bed-Ford à des persécutions politiques.
C’est le cas par exemple de ce regroupement politique, DIRPOD qui estime que ces mandats d'amener émis à l’encontre des dirigeants politiques notamment celui lancé à l’encontre du responsable du Parti INIFOS, Paul Denis, ne cadrent pas avec la loi
Dans une note de presse ce mardi 3 août, la Direction Politique dénonce ces manœuvres du Commissaire Bed-Ford et des autorités policières, qui selon DIRPOD, constituent des obstacles pouvant empêcher à faire jaillir la lumière sur le dossier d’assassinat du Président Jovenel Moïse.
« Le Commissaire Bed-Ford s’amuse à émettre tribord bâbord des mandats de toute sorte à l’encontre des membres de l’opposition qui n'ont rien à voir avec l’assassinat du Président Jovenel Moïse », a indiqué la Direction Politique. « Nous annonçons au Commissaire après tout ce temps depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse le 7 juillet, la flagrance ne prévaut plus », a souligné la DIRPOD, argumente ainsi « Cette question d’émettre des mandats n’est pas dans le champ de compétence du Commissaire, c’est le juge d’instruction qui doit s'en charger », a fait remarquer la Direction Politique et soulignant que « Jusqu’à présent la justice haïtienne n'a mis aucun juge pour instruire le dossier »
« C’est vrai que nous avions dénoncé avec véhémence la politique rétrograde de Jovenel Moïse, mais aucune structure faisant partie de DIRPOD comme par exemple INIFOS, conduit par Paul Denis, ne s’est recouru à la violence dans ce combat contre la corruption et le référendum, voire s'arriver à perpétrer ce crime crapuleux », a souligné DIRPOD. « Notre arme de combat à DIRPOD c'est l'arme de la dialectique mais non la dialectique des armes », poursuit-elle.
La DIRPOD s’interroge sur le fait que le principal concerné, le témoin du crime n’est pas encore invité par les autorités judiciaires à donner sa version des faits dans le cadre de cette enquête ouverte sur l'assassinat du Président Jovenel Moïse. À en croire la DIRPOD, une seule personne a la clé de la vérité de ce drame .
Par ailleurs, la DIRPOD invite le Commissaire Bed-Ford à cesser de poser des actes pouvant détruire la crédibilité du système judiciaire, et du même coup entraver le cours de la procédure de l'enquête, aux fins que les coupables ne soient pas traduits devant la justice et payent pour leur crime.
Par Fenel Pélissier
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