Le premier ministre Ariel Henry a balayé d'un revers de main ce mardi la tendance selon laquelle un président doit être installé à la tête du pays pour diriger la transition. « Il n'y a pas de mécanisme pour nommer un président aujourd'hui. Il y a une tête qui saute, il n'y pas moyen de la remplacer », a répondu Ariel Henry à la question de savoir si les négociations qu'il dit mener peuvent aboutir à la nomination d'un président au Palais national. Pour lui, il faut des élections pour élire un nouveau président, a-t-il précisé.
Le chef du gouvernement fait ces déclarations à un moment où des groupes politiques et de la société civile s’activent afin de proposer une alternative à la nation avec un exécutif bicéphale.
Ariel Henry a d'un autre côté précisé qu'il est un premier ministre avec les pleins pouvoirs.
« Je peux révoquer et même déclarer la guerre », dixit le PM Ariel Henry comme pour montrer l'étendu de son pouvoir.
Ariel Henry a défendu ce mardi le point de vue selon lequel il est un Premier Ministre de plein droit et avec les pleins pouvoirs l’habilitant à prendre toutes les décisions.
Lors de cette interview accordée à Scoop FM, le chef du gouvernement a par ailleurs annoncé la signature prochaine d'un accord politique. Il dit être en pourparlers avec des acteurs politiques en vue d'arriver à la tenue des élections. « Il faut faire des élections dans un environnement apaisé et sans qu'il y ait de troubles ». Cet accord implique une remise en question de l'actuel CEP. Le chef du gouvernement dit avoir déjà rencontré avec les membres de l'actuelle institution électorale et ils en sont eux mêmes conscients. Il s'agira d'un consensuel avec la participation de toute la classe politique et la société civile. Questionné sur la date de la tenue des élections, Ariel Henry promet de les réaliser le plus rapidement possible.
Ariel Henry n'écarte non plus la possibilité de remanier son gouvernement si les négociations l'exigent. « S'il faut intégrer d'autres personnes dans le gouvernement ou à d'autres niveaux pour créer la confiance, on le fera », promet-Il.
De la sécurité
L'épineuse question de l'insécurité a été abordée avec le Premier Ministre Ariel Henry. Il promet de rétablir l'odre dans le pays et libérer le passage des véhicules et piétons à Martissant contrôlé depuis des mois par les groupes armés. Mais les bandits sont puissants et ont défié la police, a relancé le journaliste Garry Pierre Paul Charles. « Les bandits meurent toujours jeunes et c'est dommage », répond Ariel Henry d'un ton assuré.
Par Gazette Haïti
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