PubGazetteHaiti202005

« Je n’ai pas d’ambition personnelle », répond Claude Joseph à ceux qui l’accusent d’avoir orchestré un coup d’Etat 

Le Pm  a.i Claude JOSEPH en conférence ce vendredi

Accusé par certains acteurs de la classe politique d'avoir fait un coup d'Etat, le premier ministre a.i Claude Joseph dément et déclare qu'il n'est pas dans une dynamique de s’accaparer du pouvoir. Selon le PM Claude Joseph qui répondait aux questions des journalistes, cette crise offre l'opportunité aux protagonistes de définir la gouvernance et de trouver une solution à la crise.


« Il faut dire que depuis le 7 juillet, je n'ai jamais foulé l'enceinte du palais national. Je fais le choix de ne pas me rendre là-bas pour éviter ces interprétations », clarifie Claude Joseph avant de lâcher plus loin dans son intervention « qu'il n'est pas dans une dynamique de rester au pouvoir ».

« Je n'ai pas d'ambition personnelle. Je ne fais partie d'aucune structure politique. Jovenel Moïse m'a choisi pour devenir, chargé d’affaires, ministre puis Premier ministre a.i. Je n'ai aucun lien avec les partis politiques », précise le Premier ministre a.i lors de cette conférence de presse tenue ce vendredi à la résidence privée du Premier ministre. 

Le Dr Claude Joseph en profite pour appeler tous les acteurs à se mettre ensemble. « Il y avait un processus en cours qui donnait un Premier ministre désigné. Le processus n'a pas  abouti. Aujourd'hui, Ariel Henry est un acteur important à la crise. Tout comme les sénateurs, la société civile, les partis politiques. Je suis un Premier ministre de facto. Ariel Henry est un Premier ministre nommé jamais installé. Joseph Lambert est un sénateur qui ne preside pas l'Assemblée nationale », soutient Claude Joseph. Il explique avoir pris son courage à deux mains, car il n’avait d’autres choix que d’assumer l’exercice du pouvoir pour d’abord éviter le vide et ensuite poursuivre ceux qui ont tué le président et blessé sa femme.

« Il fallait que des autorités assument la continuité de l'État après la mort du président Jovenel Moïse », se défend le Premier ministre intérimaire Claude Joseph.

À ses yeux, la crise actuelle offre « une opportunité aux acteurs de définir la gouvernance et de trouver une solution à la crise qui secoue le pays ».

Concernant les accusations portées puis maintenues contre lui par le journal Noticias Caracol selon lesquelles il serait impliqué dans l’assassinat, Claude Joseph déclare qu’il ne se laissera pas intimider par « ceux qui ont tué le chef de l’Etat ». « Ils veulent assassiner mon caractère mais n’y parviendront pas car je suis assez fort », déclare-t-il, rappelant qu’il a lui-même fait appel au FBI dans le cadre de l’enquête. « Ils peuvent m’assassiner mais ne pourront pas bloquer l’enquête », promet le premier ministre a.i.

Rappelons que plus d’une vingtaine de personnes dont 18 mercenaires colombiens ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire qui a secoué le pays. Pour l’instant, le gouvernement est à la recherche des auteurs intellectuels. 

 

 

 

Par Michelson Césaire

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