Des responsables politiques de l’opposition minimisent le communiqué du Ministère de la Justice annonçant que la Police nationale d’Haïti est instruite de sévir avec la dernière rigueur contre tous ceux qui empêcheraient la tenue du referendum. Ils menacent de prendre toutes les mesures pacifiques nécessaires en vue de faire échec à ce projet du pouvoir en place.
Parmi ces dirigeants politiques figurent les anciens parlementaires Antonio Cheramy et Steven Benoit ainsi que l’ex-ministre de la justice Paul Denis. L’ancien sénateur Chéramy dit minimiser la note du Ministère de la justice qui menace de « sévir avec la dernière rigueur contre tout contrevenant et tout fauteur de trouble pendant la journée du référendum constitutionnel ». Le dirigeant de Matrice Libération dont l’organisation politique annonce « une opération de déguerpissement légal et de rébellion nationale » contre le référendum, réitère sa détermination et celle de ses pairs à faire échec au projet de Jovenel Moïse visant à doter le pays d’une nouvelle loi-mère de manière unilatérale.
Pour Steven Irvenson Benoit de l’organisation « Entente nationale pour une transition de rupture », le ministre de la justice Rockfeller Vincent n’a aucune légitimité pour s’adresser à la population, le qualifiant d’usurpateur de titre. L’ancien sénateur de la République réaffirme, lui aussi, la volonté de sa structure à adopter toutes les dispositions non violentes pour faire capoter le référendum du 27 juin prochain.
Les commissaires du gouvernement seraient bien inspirés de mettre l’action publique en mouvement contre les activités délictueuses du président Jovenel Moïse, déclare l’ancien ministre de la justice Paul Denis, en réaction à cette note du MJSP. Il affirme que le principal fauteur de trouble actuellement dans le pays est Jovenel Moïse du fait qu’il continue d’occuper illégalement le palais national en ayant recours à la police nationale et aux gangs armés.
Le référendum constitutionnel voulu par le président Jovenel Moïse n’a d’autre objectif que de permettre au régime PHTK de se pérenniser au pouvoir et de protéger ses arrières en raison des dérives perpétrées durant leur règne, de l’avis du président a.i du MOCHRENA, Me Sadrac Dieudonné. C’est en ce sens que l’ex-parlementaire encourage, lui aussi, la population à continuer à se mobiliser afin de faire échec à ce projet.
Par Diego O. Charles
- Log in to post comments


