PubGazetteHaiti202005

Pressenti pour être Premier ministre, l'ex sénateur Desras dira « oui » à Jovenel Moïse, mais à une condition

Dieuseul Simon Desras

L'ex-sénateur Dieuseul Simon Desras dont le nom figure sur la liste des hommes politiques de l'opposition pressentis pour occuper la Primature, acceptera le poste à condition qu'il y ait « un concessus politique ». M. Desras prescrit le dialogue et en profite pour critiquer l'hypocrisie d'une frange de l'opposition qui aurait rencontré le président Moïse à travers des émissaires. 


« Oui je suis dans le dialogue. Il n'y a pas un processus de dialogue officiellement lancé, mais il y a des pourparlers entre plusieurs catégories de gens », a confirmé l'ancien sénateur Desras au micro de Magik 9. 

« Oui, le nom de Desras est cité parmi tant d'autres. On met le focus sur moi comme figure emblématique de l'opposition », a-t-il avoué. S'il n'écarte pas la possibilité de cohabiter avec Jovenel Moïse, l'ancien président de l'Assemblée nationale ne souhaite pas accepter un poste de Premier ministre sans un consensus.

« Pour que j'accepte ce poste, cela doit se faire sur une base de consensus politique sinon ce sera difficile de m'engager », a signalé Simon Dieuseul Desras. 


Desras prêche le dialogue, démasque ses collègues de l'opposition


Aux yeux de l'ancien sénateur, les lignes ont bougé suite à la démission de Joseph Jouthe puisque, dit-il, certains secteurs qui s'opposaient au dialogue voient cette nécessité à présent. 


« Les discours changent. Ils demandent à présent le dialogue. Ceux qui ont fait choix de Me Mecerne l'ont lâché », a constaté l’ancien président du Sénat. « Je ne suis pas un prophète cependant on prévoit des choses », se vante M. Desras rappelant qu'il a été malmené par les internautes et les directeurs d'opinion parce qu'il « avait dit qu'un démocrate ne peut pas refuser le dialogue ».


« Souvan sa opozisyon di lajounen se pa sa yo fè lannwit », a lâché M. Desras, une manière de démasquer ses frères de l'opposition. 


« Je ne suis pas autorisé à dire ceux qui ont envoyé leurs émissaires en catimini », a indiqué M. Desras, taclant certains d'entre eux qui « n'ont pas le courage de dire au grand public qu'ils sont en contact avec le président Jovenel Moïse ».

Dialogue avec l'OEA, l'opposition frappe la mauvaise porte


À propos de la demande de dialogue de la DirPod à l'OEA l'invitant à jouer le rôle de bons offices en vue de préparer un départ ordonné de Jovenel, le parlementaire dénonce la démagogie de ces partenaires de l'opposition. 


« Je ne crois pas que l'OEA soit la meilleure porte à frapper pour faciliter un départ ordonné. Est-ce qu'ils pourront organiser ce dialogue entre eux uniquement. Il faut deux partis au moins. Il y a un aspect démagogique. L'OEA a déjà sa position en ce qui concerne le départ de Jovenel Moïse. Est-ce que l'OEA va faire un miracle pour essayer de changer la position des protagonistes récalcitrants ou faire un volte face pour adopter une position révisionniste », a analysé plus loin Simon Dieuseul Desras. 

Pour lui, il y a la nécessité de dialoguer pour sortir le pays du bourbier dans lequel il se trouve actuellement. 


« La crise continue de s'aggraver. La situation est incontrôlable. Les institutions régaliennes sont à genoux. La force publique baisse les bras. On s'achemine vers une échéance qui promet toutes les qualités d'aléas, de catastrophes », a-t-il avancé, tout en insistant sur un compromis capable de « constituer le lieu privilégié du jeu démocratique ».


Lui qui voit que le problème ne se pose pas pour l'intérêt général du pays. « Ce sont des gros intérêts économiques qui sont en jeu », a confié sans langue de bois l'ancien sénateur.


D'après lui, le président Jovenel Moïse a un momentum dont il doit profiter soit « en confirmant le Premier ministre ai Claude Joseph pour poursuivre son agenda ou faire le choix d'un accord politique ».

« Si le président Moïse laisse le temps passer, il y aura un bilan négatif », a-t-il prédit. 

Simon Dieuseul Desras prévient qu'au lendemain du 7 février 2022, l'opposition n'aura aucune alternative et à partir de ce moment, elle va avaler une solution à Latortue.

« Ce qui serait malheureux après tout cette bataille menée contre Jovenel Moïse ».

 

 

 

 

Par: Michelson Césaire

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