Le chef de la police Léon Charles a répondu aux questions des journalistes mardi à la résidence privée du premier ministre a.i. Il était question de savoir ce que fait l'institution policière pour endiguer le problème d’insécurité sécurité caractérisé par l'explosion des cas de kidnapping.
Pas un jour ne se passe sans que les ravisseurs ne capturent une nouvelle proie. À chaque fois, les forces de l'ordre affichent leur incapacité de libérer les otages.
À cela, le directeur général ai de la PNH donne une explication à l'inaction de l'institution policière. Léon Charles confirme que les opérations pour la libération d'un otage se réalisent en accord avec les parents. Sinon, « la police ne peut rien faire »
« (Même) si la vie de l'otage se trouve en danger, sans l'accord des parents, la police ne peut rien faire », a-t-il lâché.
Le rare coup de filet des forces de l'ordre a permis de libérer, en début de semaine, deux otages dont un médecin et son fils à Canaan 50. Ces derniers en sont sortis sains et saufs.
Le DG Léon Charles confirme que des unités de la DCPJ, de BOID ont mené cette opération au cours de laquelle l'un des bandits a été tué lors des échanges avec les forces de l'ordre et l'autre s'est échappé. La DCPJ recherche activement ce dernier qui se trouve en cavale.
À propos des interventions policières, Léon Charles confie que la police nationale agit sur trois niveaux pour résoudre le problème de kidnapping.
« La PNH agit sur la prévention et le renforcement des capacités opérationnelles de l'institution et sur la répression », a informé le directeur général.
En ce qui concerne la prévention, Léon Charles indique que la police augmente sa présence à travers des patrouilles mobiles dans l'environnement immédiat des actes de kidnapping. Elle prend, ajoute-t-il, des dispositions pour mettre en place des engins lourds et d'appareils de haute technologie pour se rapprocher des lieux de séquestration.
Le DG ai Léon Charles a avancé qu'en matière de répression, des opérations ciblées ont été menées pour libérer les otages, compiler les informations.
Le patron de la PNH a tenu à préciser qu'après la libération d'un otage soit contre rançon ou pas, la police judiciaire entre en contact avec la victime pour collecter le maximum d'informations pour une opération dans le futur.
Par: Michelson Césaire
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