PubGazetteHaiti202005

« Toutes les dispositions sont prises pour la réussite de la mobilisation les 1er et 2 mai », assurent les ouvriers réfractaires

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À travers une conférence de presse donnée ce vendredi 30 avril 2021, les ouvriers initiateurs de la mobilisation contre l’insécurité, les mauvaises conditions de travail et le référendum constitutionnel de Jovenel Moise les 1er et 2 mai, informent que tout est déjà mis en place pour la réussite de ces deux journées de protestation. Ils affirment avoir obtenu le soutien de la majorité des secteurs de la vie nationale, de quoi assurer une grande affluence dans les rues de Port-au-Prince.

 

Alors que l’exécutif profite du 1er mai (fête de l’agriculture et du travail) pour inaugurer le barrage Marion, des ouvriers du secteur de la sous-traitance et d’autres secteurs de la vie nationale fouleront le macadam pour dire non à l’insécurité, non à l’ingérence de la communauté internationale, non au référendum constitutionnel du président de la république Jovenel Moïse.

À moins de 24h de cette mobilisation, les organisateurs assurent que toutes les dispositions ont été prises en vue d’assurer la réussite de ces deux journées. « Nous avons pu sensibiliser un maximum de gens et obtenir l’autorisation de la police nationale d’Haïti », informe le porte-parole du Espm-bo Télémaque Pierre indiquant que la mobilisation débutera vers 9h du matin.

 

Un parcours habituel

 

Pour cette mobilisation, les organisateurs comptent longer la route de l'aéroport, pour arriver à Kafou rezistans » en passant par Delmas 17 (Devant l’ONA), Lalue, Bois-Verna pour atteindre la place de la constitution où la marche prendra fin. « Tous les manifestants sont conviés à nous suivre et à respecter le protocole et l’itinéraire », a souligné le responsable.

 

Par ailleurs, Télémaque Pierre ne fait pas cas  de la décision de la police nationale d’Haïti interdisant aux manifestations d’emprunter la route de l’aéroport. «  La route de l’aéroport ne peut pas être interdite pour nous, car c’est le lieu où nous travaillons », s’insurge Mr Pierre signalant que la police nationale d’Haïti ne peut en aucun cas poser une interdiction sur un lieu. « La constitution  stipule que les manifestations sur la voie publique sont soumises à une notification préalable aux autorités de police », argumente le porte-parole certifiant qu’ils ont déjà notifié les autorités policières depuis le 22 mai dernier.

 

 

 

Par : Daniel Zéphyr

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