La présidente du CEP, Guylande Mesadieu confirme que 4,5 millions de citoyens sont inscrits dans le registre électoral pour l'opération du référendum en juin prochain. 40 millions de dollars est la somme prévue pour organiser ladite opération, selon la titulaire du CEP.
Guylande Mesadieu, présidente du CEP, a repondu aux questions des journalistes à l'émission panel Magik ce mardi. La représentante des droits humains informe avoir récupéré le registre électoral de l'ONI. « Le Conseil électoral provisoire a fermé le registre visant à l'organisation de l'opération électorale. Le CEP a 60 jours pour préparer la liste électorale à partir du registre disponible », a annoncé Mme Mesadieu. Sur ce registre, 4,5 millions de citoyens sont inscrits et auront droit de voter lors de ce référendum, a révélé la conseillère Mesadieu qui reconnaît que tous les citoyens n'ont pas encore retiré leur carte dans ce chiffre dont elle dispose.
Cependant, la présidente du CEP n'a pas fermé la porte aux autres citoyens qui n'ont pas encore la carte dermalog. « D'autres citoyens auront la possibilité d'être enregistrés dans le système pour participer aux prochaines élections », a-t-elle assuré, évoquant une fermeture partielle de la liste électorale.
Au sujet des centres de vote pour l'opération, Guylande Mesadieu confirme que 90 % des centres de vote ont été déjà évalués. « Le CEP avait déjà constitué les bureaux départementaux référendaires. Nous cherchons des alternatives permettant à tous les citoyens d'aller remplir leur droit civique en constituant des méga-centres de vote adaptés et appropriés dans les zonz inaccessibles », a promis par ailleurs la conseillère Mesadieu.
Si elle explique que le budget n'est pas tout à fait défini, le numéro un du CEP précise que l'opération référendaire coûtera 40 millions de dollars. « Une partie de cette somme va servir à éponger des dettes de l'institution électorale depuis 5 ans », dit-elle arguant que la mise en place pour le référendum sera servi à l'opération électorale.
La Cour de cassation ne peut pas légitimer les membres du CEP
La présidente de l'organe électoral Guylande Mesadieu ne comprends pas pourquoi la question de prestation de serment revient à chaque reprise sur la table.
« Le CEP a été nommé en suivant le processus normal et l'article 289 alinéa 2 de la Constitution qui stipule que le président possède l'autorité de nomination. On ne peut pas parler de Conseil électoral provisoire non légitime puisque tous les conseils suivent le même processus. Je ne dis pas que la prestation de serment n'est pas importante. C'est aux juges de la Cour de cassation de répondre pourquoi ils envoient la prestation de serment à une date ultérieure », a commenté la conseillère Mesadieu.
« Nous avons un procès verbal en main. Les juges nous ont invités. La Cour de cassation n'a pas l'autorité de nomination. Elle ne nous rendra pas légitimes. Ce sont les influences politiques qui poussent les juges à surseoir à cette prestation. Ils ont conscience que ce qu'ils ont fait ne sont pas correct », a fustigé la présidente du CEP. Elle continue de croire que son CEP est légitime.
Selon Mme Mesadieu, la Cour des comptes et la Cour de cassation ne prennent pas de résolutions par conseil pour dire qu'elles n'ont pas reconnu les membres du CEP.
La Constitution n'est pas un buffet
« La Constitution n'est pas un buffet », a lâché Guylande Mesadieu comme pour approuver ce projet. Elle dit assumer son choix.
« La Constitution ne parle pas de référendum. On ne peut pas rester figé sur une Constitution », a-t-elle argumenté.
Guylande Mesadieu qui, refuse de rentrer dans le fond de l'avant-projet, en profite pour rappeler que le CEP a pour mission d'organiser la consultation populaire. « On ne fait pas le référendum sur la Constitution de 1987. Le gouvernement travaille sur un changement de Constitution. Ce référendum sera tenu pour demander à la population si elle est d'accord ou non au changement de la Constitution », a-t-elle tenté d’expliquer.
Par Michelson Césaire
- Log in to post comments


