Le curé de l'église Saint-Pierre, le père Guerlain Chancy a déposé une plainte au commissariat de Pétion-Ville à l'encontre des policiers qui ont fait un usage abusif de gaz lacrymogène dans les parages de l'église Saint-Pierre alors qu'on célébrait le 15 avril une messe en l'honneur des religieux enlevés par le gang 400 Mawozo.
La correspondance est acheminée au commissaire de police de Pétion-Ville, Kéther Marcelin. Le prélat qui a dénoncé et condamné avec rigueur cet usage "démesuré et incontrôlé" du gaz nocif, a déploré que tous les participants à cette messe dont les évêques, les prêtres, les religieuses ainsi que les fidèles aient été baignés par le gaz lacrymogène lancé abusivement par les policiers dans les parages de l'église.
Le père Guerlain Chancy a rapporté les témoignages de plusieurs temoins qui ont vu des bombes lacrymogènes lancées à l'intérieur même du bâtiment.
Du coup, le prélat a invité le commissaire de Pétion-Ville à diligenter une enquête sérieuse en vue de clarifier les zones d'ombre de cette affaire si "grave".
"Vos policiers devraient nécessairement penser à l'éventualité de cette panique générale qu'ils ont eux-mêmes provoquée. Cet acte dont la gravité des conséquences n'a pas été du tout considérée peut se qualifier tout bonnement de non-respect délibéré de la vie d'autrui. En effet, nous avons dû évacuer, en urgence, à l'hôpital, grâce à la Croix-Rouge, plusieurs personnes", a révélé le prêtre Chancy.
Le curé de l'église Saint-Pierre en a profité pour rappeler au commissaire de Pétion-Ville que la messe célébrée le 15 avril dernier était une messe publique en signe de solidarité avec toutes les personnes kidnappées, en particulier, avec les missionnaires prêtres et religieuses et quelques laïcs enlevés par les hommes du gang 400 Mawozo le 11 avril 2021 à la commune de Croix-des-Bouquets. Le prélat dit souhaiter plus loin que les responsabilités soient fixées et que Saint-Pierre n'ait plus à revivre ce cauchemar.
Michelson Césaire
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