PubGazetteHaiti202005

Jovenel Moïse rencontre Joseph Lambert et  René Sylvestre et « reste ouvert au dialogue » pour une sortie de crise  

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Le président Jovenel Moïse s'est entretenu ce lundi 19 avril avec les Présidents du tiers du Sénat Joseph Lambert et de la Cour de Cassation, René Sylvestre, autour de la situation de crise qui sévit actuellement dans le pays. Le chef de l’Etat déclare « rester ouvert au dialogue » pour une sortie de crise.
 
 
Après l’échec de l’organisation œcuménique Religion pour la Paix dans le processus de médiation pour trouver un dénouement à la crise haïtienne et le rejet massif jusque dans son propre camp du projet de référendum constitutionnel prévu en juin prochain, Jovenel Moïse semble être forcé à sortir de sa zone de confort. 
 
Sur son compte Twitter ce lundi 19 avril, le chef de l’Etat  annonce avoir discuté avec les Présidents du Sénat et de la Cour de Cassation sur la situation  socio-politique-économique du pays.
 
« J’ai eu le plaisir de recevoir, ce lundi 19 avril, les Présidents du Sénat et de la Cour de Cassation pour discuter de la conjoncture socio-politico-économique. Je reste ouvert au dialogue sans lequel on ne parviendra jamais à résoudre cette crise qui mine le pays depuis 1806 », a écrit le président. 

De son côté, le président du tiers du sénat Joseph Lambert a affirmé sur son compte Twitter que lui et  le Président de la Cour de Cassation ont été reçus par Jovenel Moïse « pour une évaluation de la situation compliquée de la République » et que « les discussions ont été ouvertes ».

 « J'ai plaidé l'urgente nécessité de renouveler le personnel politique, j'ai confirmé ma position favorable à une réforme constitutionnelle et j'ai soutenu l'inopportunité du référendum prévu au 27 juin prochain », a fait savoir l’animal politique indiquant « (avoir)
conclu qu'un accord politique était indispensable entre nous Haïtiens, le seul instrument capable de légitimer les dispositions sérieuses qui doivent sortir notre Pays de cette crise trop longue ».

La démission de Joseph Jouthe ouvre la voix au président de la république pour des négociations en vue d’une sortie de crise. Cependant, pour la plupart des leaders de  l’opposition, le départ du premier ministre ne va rien changer à leur position selon laquelle le mandat de Jovenel Moïse a pris fin le 7 février 2021 évoquant l'article 134-2 de la constitution de 1987 amendée. De ce fait, aucun dialogue n’est possible avec ce dernier, soutiennent-ils. 

 

 

 

Par Fenel Pélissier

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