Dans un communiqué publié ce mercredi 26 février 2025, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a condamné fermement les attaques perpétrées contre plusieurs quartiers de la zone métropolitaine, notamment Tabarre 27, Debussy, Fort National et Delmas 30 depuis la nuit du 24 au 25 février 2025.
Le Conseil Présidentiel de Transition a réagi suite aux différentes attaques perpétrées à Tabarre 27, Debussy, Fort National et Delmas 30 ayant causé la mort de plusieurs membres de la population, l’incendie de plusieurs maisons et le déplacement forcés des habitants. Le CPT informe avoir ordonné les forces de l’ordre à prendre toutes les dispositions nécessaires pour rétablir l'ordre dans le pays et protéger la population et traduire les responsables de ces actes devant la justice. « Aucun trouble à l'ordre public ne sera toléré », a-t-il averti.
Par ailleurs, il invite les acteurs nationaux et internationaux à multiplier leurs efforts pour trouver une solution durable à la crise sécuritaire qui ronge le pays. Le CPT a réaffirmé son engagement à rétablir l’ordre et la paix dans le pays et garantir la sécurité de tous les citoyens haïtiens .
Depuis lundi, la population de Delmas 30, Tabarre 27 et leurs environs sont aux abois. Certains habitants ont été tués chez eux, blessés par balles tandis que d’autres ont été chassés de leurs maisons. Parmi les personnes assassinées figurent deux frères faisant partie des Forces Armées d’Haïti. À Delmas 30, les assaillants ont lancé des cocktail Monotov en direction de plusieurs maisons de la zone et les ont incendiés. Des cadavres ont été transportés à bord des brouettes.
À Tabarre plusieurs habitants de la zone ont été assassinées par les gangs. À Flon, Léogâne, un enfant âgé de 11 ans a été tué par une balle perdue suite à aux tirs des gangs. Le bilan de ces nombreuses pertes en vies humaines n’est pas encore communiqué.
Ce mercredi la situation est restée tendue dans la zone métropolitaine. Plusieurs écoles dont l’Institution Saint Louis de Gonzague ont été contraintes de fermer leurs portes.
Actuellement des habitants des quartiers de Laferronay, Flon et d’autres zones avoisinantes situées dans la commune de Léogâne fuient leurs maisons sous la menace des gangs.
La population haïtienne continue d’être livrée à elle-même. Aucune action concrète n’a été prise par les autorités haïtiennes pour freiner les actes de violence des gangs.
Par: Daniella Saint-Louis
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