Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince Bernard Sainvil s’est retiré ce mercredi 4 aout 2021 de l’affaire opposant le Real Business invesment(RBI) de l’homme d’affaires Reginald Boulos et l’unité de lutte contre la corruption (ULCC) ayant à sa tête le directeur général Hans Ludwig Jacques Joseph. Le doyen évoque des raisons de « convenance personnelle » pour se déporter du dossier qui nécessite actuellement un nouveau juge afin d’être redistribué.

 

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance a fait ce mercredi des révélations autour de l’assassinat de Jovenel Moïse à l'émission Vision 2000 à l'écoute. Il affirme que Jovenel Moïse n'était pas torturé comme on le fait croire. L'idée initiale n'était pas de le tuer. Vladimir Paraison est la personne à qui dernier coup de fil a été passé par l'ex président Moïse qui a appelé à l'aide à la fois le chef de la police Léon Charles, le responsable de l'USGPN, Dimitri Herard et le chef de l'USP, Jean Laguel Civil.

Tout comme plusieurs autres structures, regroupements et associations de la vie nationale, l'Association Nationale des Anciens Élus Locaux d'Haïti (ANAELH), dans une note rendue publique le lundi 2 août 2021 portant les signatures de Saint-Fleur Philoclès et Moïse Charles Pierre respectivement coordonateur national et conseiller, dénonce d'entrée de jeu, l'assassinat tragique et crapuleux du président Jovenel MOÏSE qui selon elle, met à nu, la société haïtienne et le vrai visage de celles et ceux qui ne veulent pas un changement réel dans le pays.

Le leader de AAA, Youri Latortue se dit choqué d'apprendre que le greffier Marcelin Valentin a été l'objet de menaces de mort pour pour avoir refusé d’introduire dans un procès-verbal son nom et celui de l'entrepreneur Réginald Boulos, comme faisant partie du complot pour assassiner le président Jovenel Moïse. L'ex élu de l'Artibonite félicite le courage du greffier et appelle au renforcement des mesures de sécurité en faveur du greffier  Valentin. 

Lors d'une conférence de presse tenue à Port-au-Prince le mercredi 4 août 2021, la structure de la société civile « N ap Mache Pou Lavi » lance un appel à un large accord entre tous les acteurs politiques autour de la direction que doit prendre le pays. Elle appelle le premier ministre Ariel Henry à la sagesse en évitant une série de déclarations, car selon ses responsables l'heure est au consensus pour un gouvernement bicéphale. En marge de cette conférence, un sit-in est annoncé pour le jeudi 12 août devant le CEP.

Après de nombreuses critiques  sur la procédure utilisée par la police nationale d'Haïti dans l'enquête relative à l'assassinat du président Jovenel Moïse, l'affaire est enfin transférée, le mercredi 4 août, au cabinet d'instruction pour les suites judiciaires nécessaires. Un juge sera désigné sous peu par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince pour mener le dossier du meurtre du président.

À travers une interview accordée à la radio télé Ginen, le secrétaire du comité consultatif indépendant pour l’élaboration de la nouvelle constitution assure que le comité s’attelle à rendre disponible l’avant-projet de la nouvelle constitution et le remettre à l’exécutif actuellement monocéphale avant la fin du mois d’août. « Tout est fin prêt », selon Louis Naud Pierre qui précise que des ajouts ont été effectués dans la 2e version pour aboutir à la version finale.

Youri Latortue est de celui qui ne croit pas qu'une intervention militaire pourrait endiguer le problème de sécurité que traverse le pays avec l'avènement des gangs armés. Pour lui, la solution au problème repose sur l'intelligence et des opérations ciblées. L'ex sénateur prescrit un ensemble de mesures capable de mater l'insécurité dont le banditisme.

« Toute opération policière repose sur 80 % d'intelligence et 20% d'opérations », soutient Youri Latortue, toujours près à fournir son expertise pour redresser la situation. 

Le gouvernement d'Ariel Henry entend reloger des personnes déplacées, victimes des violences des gangs à Martissant. Dans un communiqué ce mardi 3 août, la Primature a annoncé après une séance de travail avec les représentants des entités intervenant dans la gestion des personnes déplacées de Martissant et de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, qu'un budget devant être alloué au relogement de ces familles, est estimé à environ 800 000 dollars américains.

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