Le parti politique EDE a célébré le jeudi 18 mai 2023 les 220 ans du bicolore haïtien en réunissant ses partisans à Delmas 31, commune du département de l’Ouest. Dans son intervention, le président du conseil stratégique de EDE Claude Joseph a fait appel à l’esprit patriotique des citoyens, leur demandant « de construire ensemble une Haïti à la dimension de sa glorieuse histoire ». Il demande à la population d'utiliser le " Bwa Kale" pour détruire le système qui entrave le développement du pays, comme l'ont fait nos ançêtres le 18 novembre 1803.
Une foule de partisans et de sympathisants à répondu à l’invitation du parti Les Engagés pour le Développement (EDE) ce 18 mai pour célébrer les 220 ans du bicolore haïtien. Sur un terrain de football aborant les couleurs du bicolore et celle de EDE (verte) et sous un soleil de plomb, ils n’étaient pas fatigués à entendre le cours d’histoire d’Haïti de Claude Joseph mais aussi ses petites piques au système.
« 18 mai 1803- 18 mai 2023-, ça fait 220 ans depuis que nos ancêtres se sont mis ensemble pour infliger au système un "Bwa Kale ", mouvement très populaire et dont se sert la population pour éliminer les gangs armés qui terrorisent les familles haitiennes. Claude Joseph a repris ce slogan à la mode durant tout le long de son discours et il a été applaudi par la foule.
"Ce drapeau symbolise l’unité parce que nos ancêtres n’avaient pas vu les choses de la même façon mais à l’Arcahaie ils ont décidé de vider les contentieux et mettre de côté leurs différends pour prioriser les intérêts supérieurs d’Haïti ", a rappelé Claude Joseph.
L’ancien premier ministre intérimaire a vanté « les prouesses de ces esclaves qui ont eu l’étonnant courage de se défaire du joug de l’esclavage pour amorcer le début d’une nouvelle ère, la naissance de la première République noire au monde ».
Alors qu’il célébrait le bicolore à Delmas, Claude Joseph a critiqué vivement la décision du Premier Ministre Ariel Henry de célébrer le drapeau au Cap-Haïtien. Selon lui les dates historiques sont très importantes, « les délocaliser, c’est leur enlever leur solennité ».
Au cours de son intervention, l’ancien Premier Ministre est revenu sur l’assassinat du président Jovenel Moïse. Il s’en est pris aux « gardiens du système » qui, selon lui, sont parvenus à l’assassinat du caractère du Président Jovenel Moïse jusqu’à sa mort. « Nous devons trouver justice pour le président Jovenel Moïse », réitère-t-il.
Pour Claude Joseph, la naissance de la structure politique EDE a dérangé bon nombre de gardiens et bénéficiaires de ce système. L’ancien chancelier reste convaincu que pour retourner à la normale, ce système doit se baser sur l’égalité des chances, l’égalité sociale. « C’est la bataille que mène Claude Joseph », indique-t-il.
L’ancien ministre des affaires étrangères et des cultes renouvelle « (son) engagement à continuer à lutter aux côtés de la population haïtienne en vue de parvenir à un chambardement de ce système » qui, dit-il , promeut l’inégalité sociale et le partage inadéquat des richesses. Il promet de « lutter jusqu’au dernier souffle pour faire capoter ce système ».
Alors qu’il était ministre des affaires étrangères et des cultes, Claude Joseph s’est livré dans une lutte sans merci contre les racistes Dominicains et les ultra-nationalistes. « Ce sont pas les sanctions de l’international qui vont nous empêcher de lutter. Nous sommes convaincus que le peuple a besoin de digérants prêts pour les défendre », croit l’ex premier ministre a.i de Jovenel Moïse.
Par :Daniel Zéphyr
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