PubGazetteHaiti202005

Interdit d’entrer en République dominicaine, Pierre Espérance sort de son silence et pointe du doigt Joseph Michel Martelly 

Pierre Espérance, directeur exécutif RNDDH

A l’émission «  Le Rendez-vous avec Volcy Assad » sur Gazette Haïti, le Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains Pierre Espérance est finalement sorti de son mutisme, suite à l’interdiction d’entrée en République dominicaine décidée par Luis Abinader. M. Espérance affirme que c’est l’ex président Joseph Michel Martelly qui a demandé d’insérer son nom, ainsi que ceux de Volcy Assad et Antonio Cheramy « Don Kato ».

Il s’était emmuré dans son silence après l’interdiction de départ décidée par le président dominicain Luis Abinader. À l’émission « Le Rendez-vous », mardi 16 mai, Pierre Espérance a accusé le patron du PHTK, en l’occurrence l’ex président Michel Martelly d’être l’instigateur de cette affaire. 

« Le même jour, j’ai été informé de la provenance de la décision », confie Pierre Espérance, précisant que l’affaire PetroKaribe est la véritable cause.

« Les dilapidateurs du fond PetroKaribe ont investi en République dominicaine et ont leur emprise sur le gouvernement du Président Luis Abinader. Je suis sur cette liste sous les ordres de Michel Joseph Martelly », explique Pierre Espérance.

Depuis la prise de fonction du Premier Ministre Ariel Henry, la question de l’enquête sur l’affaire PetroKaribe a été mise dans les tiroirs, selon Pierre Espérance, qui ne voit pas dans l’actuel gouvernement, des velléités pour que lumière soit faite sur ce vaste scandale de corruption.

Selon les révélations du responsable du réseau national de défense des droits humains,  Michel Joseph Martelly a utilisé ses relations avec ses amis entrepreneurs en République dominicaine, proches de Luis Abinader pour attaquer ces personnalités qu’il considère comme ses adversaires.

Pour le Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains Pierre Espérance, le plan du Parti Haïtien Tèt Kale avec cette liste était de soulever la population contre lui, Antonio Cheramy et Volcy Assad. Selon le militant des droits hunains, le plan a échoué grâce à l’intelligence de la population qui a compris les motivations des dirigeants de cette structure politique.

La liste de la République dominicaine considère les personnalités dont l’entrée a été interdite comme des menaces pour la sécurité nationale. Pierre Espérance dit ne pas voir comme il peut avoir un quelconque rapport avec des gangs, alors qu’il dénonce, rappelle-t-il, au quotidien les exactions des bandits armés et la banalisation de la vie humaine. « C’est très indécent », juge-t-il.

Peu après l’interdiction de la République dominicaine, diverses organisations de la société civile dont la Plateforme des Organisations Haïtiennes des droits humains  ont exigé la suppression du nom de Pierre Espérance de la liste.

Des démarches judiciaires ?

À l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad », le Directeur Exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains Pierre Espérance s’est gardé de dire s’il a l’intention d’entreprendre des démarches judiciaires pour laver son nom et son image. « M pa pitimi san gadò », a-t-il clamé tout au long de l’émission.


Suite à la décision de la République dominicaine d’interdire d’entrée sur son territoire 39 Haïtiens, l’ancien premier ministre Claude Joseph, via son secrétariat, a demandé au gouvernement haïtien de sanctionner plusieurs personnalités dominicaines qui, selon lui, sont impliqués dans des cas de corruption à grande échelle.

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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