PubGazetteHaiti202005

Haïti-Insécurité : des dizaines de femmes disent « non à la violence dirigée contre les femmes et les filles »

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Plusieurs dizaines de militants du parti politique rassemblement socialiste pour une nouvelle initiative nationale (RASIN Kan Pèp La), composés majoritairement de femmes ont organisé un sit-in devant les locaux du ministère de la justice et de la sécurité publique, à l’avenue Charles Sumner, ce jeudi 1er septembre 2022 pour dénoncer « les actes de violences à l’égard des femmes et des filles » au moment où l’insécurité fait rage dans le pays.

Pancartes en main, ces militantes, faisant partie  de la branche des femmes du parti politique rassemblement socialiste pour une nouvelle initiative nationale (RASIN Kan Pèp La), bénéficiant du support de plusieurs militants dont le porte-parole du parti, Camille Chalmers, ont entonnée en coeur des chants exprimant leurs revendications 

Alors que le 20 aout 2022 dernier, Josette fils Desanclos, Sarahdjie Desanclos et Sherwood Sondjie Desenclos, respectivement une mère et ses deux filles ont été tuées et brûlées par des bandits armés à Sité Doudoune dans la commune de Croix-des-Bouquets, les protestataires estiment que «  cette violence systématique à l’égard des femmes » a atteint son paroxysme et qu’il est grand temps qu’elle cesse.

« Nous sommes à bout, trop de sang ont coulé, il faut que cessent les violences à l’égard des femmes. Nous réclamons justice pour les (pour la famille Desanclos) », a fulminé l’une des manifestantes arborant une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Aba gang PHTK ».

De son côté, le porte-parole du Rasin Kan Pèp la, Camille Chalmers explique que ce sit-in est organisé dans le but de dénoncer l’insécurité et la violence qui endeuillent les familles haïtiennes et de forcer du même coup les autorités judiciaires a assumer leurs responsabilités.

«  Nous sommes ici, devant le ministère de la justice pour dénoncer l’insécurité et la violence qui détruisent la société haïtienne, nous disons A bas la violence faites aux femmes, A bas PHTK », a-t-il déclaré aux journalistes.

En plus d’être victimes du kidnapping, les femmes se font souvent violer par leurs réviseurs. 

Lors de la guerre de gangs de juillet 2022 a Cité soleil, au moins 52 femmes ont été violées, selon un décompte du Réseau National de Défense des Droits Humains ( RNDDH).

 

Par: Kervens Adam PAUL

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