Dans une note rendue publique ce jeudi 25 août 2022, le Collectif Défenseur Plus condamne les violences au sein des manifestations publiques contre l'insécurité et la cherté de la vie. Selon le collectif, au moins quatre (4) personnes ont été tuées aux Cayes et à Delmas, au moins 19 personnes ont été blessées à Port-au-Prince, Petit-Goâve, Jacmel et Cayes, durant ces trois dernières journées de protestation entre le 22 et 24 août 2022.
Le Collectif Défenseurs Plus condamne les violences au sein des manifestations publiques contre l'insécurité et la cherté de la vie entre le 22 et 24 août 2022. Selon le collectif, au moins quatre (4) personnes ont été tuées aux Cayes et à Delmas, au moins 19 personnes ont été blessées à Port-au-Prince, Petit-Goâve, Jacmel et Cayes. C'est un « non-respect du droit à la vie et de manifester », a-t-il indiqué, dans une note rendue publique ce jeudi 25 août 2022.
Défenseurs Plus dit « constater avec indignation la violation du droit des citoyens et citoyennes à prendre part à des manifestations publiques, durant ces trois (3) dernières journées. Selon certaines sources, des agents de l’ordre de l’Unité départementale de maintien de l’ordre (UDMO) et la Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS), auraient fait un usage abusif de gaz lacrymogène et de cartouches. Ce qui aurait occasionné des victimes », lit- on dans cette note.
Par ailleurs, il déplore « les abus de force lors des manifestations ». Le droit de manifester, dit-il, est fondamentalement reconnu et protégé par la Constitution haïtienne de 1987. « C’est une liberté garantie par la loi et qui ne peut être violée. Ce droit trouve son ancrage juridique dans l’article 31 de la Constitution haïtienne », précise le Collectif.
En outre, Défenseurs Plus tient à « saluer le courage des citoyens et citoyennes qui réclament des conditions de vie dignes d’êtres humains ». Il indique que la population haïtienne a le droit de manifester librement, en raison de l'insécurité criminelle qui ronge la société haïtienne englobant des viols, des enlèvements et des assassinats. La cherté de la vie, et la rareté de carburant qui exagèrent la situation précaire des citoyens et citoyennes. Face à ces situations, « la population a le droit de manifester et d'exiger des autorités étatiques le respect de leurs missions ».
À cet effet, le Collectif Défenseurs Plus « exige des autorités gouvernementales, d’agir pour garantir le droit à la vie et la dignité de chacun. De plus, il appelle la Police Nationale d’Haïti (PNH) à accompagner honorablement les groupes de personnes qui revendiquent des meilleures conditions de vie et profite de l'occasion pour partager ses sympathies avec les familles des victimes ».
Par Daniella Saint-Louis
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