PubGazetteHaiti202005

Moïse Jean Charles nie avoir menacé d'incendier les banques commerciales si le dollar ne baisse pas à moins de 100 gourdes 

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L'ancien sénateur Moïse Jean Charles revient sur ses déclarations tenues le lundi 22 août dernier où il a menacé d'incendier les banques commerciales si le dollar américain ne se change à moins de 100 gourdes. Le leader de Pitit Dessalines rappelle qu'il a menacé de fermer les banques alors que, essaie-t-il de se justifier, les manifestants ont menacé de les incendier.

Après ses déclarations chocs dans la ville du Cap-Haïtien lors de la manifestation du lundi 22 août dernier contre l'insécurité et la vie chère, Moïse Jean Charles se voit dans l'obligation de réctifier.

En effet, lors d'une interview accordée à Magik 9 ce mercredi matin, à l'émission "Panel Magik", l'ex sénateur a nie avoir proféré de telles menaces contre les banques commerciales. « Mwen te di nap fèmen pòt bank yo, men pèp la li menm li kenbe boule a », tente-t-il de rectifier. Mais, jamais il n’a condamné les menaces. 

Toutefois, il dit maintenir ses déclarations. Il accuse les banques commerciales d’être responsables du triste sort du peuple haïtien qui croupit dans une misère atroce. Aux dires du numéro 1 de Pitit Dessalines, ce sont les banques commerciales qui donnent le pouvoir en Haïti. Elles financent les éléctions des candidats et ont une part active dans la mise en place des gouvernements, dénonce Moïse Jean Charles.

Par ailleurs, le leader de Pitit Dessalines s'en prend à « certains économistes faisant partie du système qui font croire à la population que notre manque de production est à la base de la valorisation spéctaculaire du dollar par rapport à la monnaie locale ».  Sans citer de noms, Moïse les qualifie d’exclaves domestiques et à talent. 

Plus loin, Moïse Jean Charles dénonce tous ceux et toutes celles qui veulent le diaboliser après cette sortie qui, selon lui, est une opportunité offerte aux banques commerciales pour redorer leur blason. Le responsable du Parti Pitit Dessalines dit croire que, au contraire, les banques commerciales devraient lui offrir une plaque en or pour cette opportunité qui leur est offerte pour anticiper sur les évènements afin de que la population ne mette pas en application les menaces. 

A titre de rappel, lors de la journée de mobilisation du lundi 22 août 2022 au Cap-Haïtien, Moïse Jean Charles a accordé un délai ne dépassant pas le vendredi 26 août prochain aux banques évoluant dans le Nord et le 7 septembre à celles du département de l'Ouest pour que le dollar américain se change à moins de 100 gourdes pour un dollar. Et le cas échéant, « advienne que pourra », a-t-il martelé; et la foule chantait en choeur « Nap boule yo », alors qu’il s’est mis à citer les noms des établissements bancaires de la place. Il a seulement demandé à ses partisans galvanisés par ses propos d’épargner la classée moyenne:  
« Atansyon! Se pa moun ki nan klas mwayèn yo non! ». 
Les déclarations de Moïse Jean Charles ont créé la controverse. Condamnées par la classe politique dans sa majorité estimant que cette sortie est irresponsable de la part d’un leader politique, elles sont  soutenues par de nombreux internautes qui croient que « les banques servent à rien dans le pays ». 


 

Par: Gazette Haïti News

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