PubGazetteHaiti202005

L'OPC dénonce les tueries des gangs sur la population civile et interpelle l'État à des « réponses proportionnelles »

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Dans une note de presse du lundi 22 août 2022, l'Office de la protection du citoyen (OPC) dénonce les tueries sur des membres de la population civile par les gangs en toute impunité et interpelle à des réponses proportionnelles de la part des autorités. 

Samedi 20 aout 2022, à Tabarre 27, des bandits de Cité Doudoune attachés au gang 400 Mawozo ont perpétrée une tuerie qui a entrainé la mort de Josette Fils Desanclos et ses deux filles, Sarahdjie et sherwood S. Desanclos. Pour l'Office de la protection du citoyen (OPC), c'est « un acte de barbarie de trop ». Dans une note de presse du lundi 22 aout 2022, l'organisme des droits humains, dénonçant le drame, interpelle les autorités à des « réponses proportionnelles ».

« Les cadavres calcinés des victimes dans leur véhicule et plusieurs autres corps ans vie logés sur la chaussée prouvent le degré de cruauté de ces actes de barbarie qui méritent des réponses proportionnelles », écrit l'OPC. 

D'après l’office de la porte civile, il s'agit de nouvelles formes et stratégies d'opérations qui sont mises en œuvres par les bandits, citant le cas de l'ancien sénateur Yvon Buissereth et son chauffeur, assassinés et brûlés par le gang Ti Makab à Laboule 12 le 6 aout ; aussi le cas de l'enlèvement et l'exécution sommaire d'un patient à la sortie de l'hôpital Raoul Pierre-Louis le dimanche 14 aout. 

Face à cette situation, l'OPC attire l'attention de l'État: « En vertu des instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme ratifiés par Haïti, l'Office de la protection du citoyen croit opportun de rappeler aux autorités du pouvoir central qu'il incombe au premier plan à l'État de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir le droit à la vie et à la sécurité de la population ». 

Alors que l'OPC appelle l'État à agir, les bandits eux, ne chôment pas dans leur barbarie. D'après la Fondasyon Je Klere, dans le même secteur, un véhicule avec deux femmes à bord ont subi le même sort que les Desanclos. Deux motocyclettes qui empruntaient la même voie ont été attaquées. Trois hommes qui se trouvaient à bord, dont le pasteur Josué Jean Pierre, ont été également tués.

 

Par: Michner ALFRED

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