Haïti est sous haute tension ce lundi 22 août 2022. Des manifestations partout et ailleurs, des pneus enflammés et des barricades ont été dressés sur la chaussée dans la zone métropolitaine et dans plusieurs villes de provinces ( Cap, Cayes, Petit-Goave, Miragoane). Cette situation contraint certaines entreprises à fermer leurs portes. Les rues sont quasiment vides. Le commerce informel partiellement paralysé. Un manifestant tué par balles à Delmas 38.
Haïti est en effervescence. Déjà un mort à Delmas dans le cadre des mouvements de protestation contre le gouvernement, l’insécurité et la vie chère.
A Port-au-Prince et ses environs, la circulation est très fluide. Les rues sont vidées. Ceux qui y sont manifestent pour exprimer leur ras-le-bol par rapport à la situation chaotique du pays marquée par l’insécurité grandissante, le kidnapping en cascade et la montée vertigineuse des produits pétroliers et alimentaires. Ils exigent le départ sans condition du premier ministre Ariel Henry.
Aux Cayes, la circulation est pratiquement impossible. Les rues sont bloquées à l’aide de barricades, pneus enflammés et de tréteaux. Les Cayens veulent cracher leur colère par rapport à la situation socio-politique du pays. Les rues sont pratiquement désertes.
Dans le département des Nippes, des centaines de jeunes ont foulé le macadam pour dire non à la situation du pays. Ils ont lancé une opération (fèmen bank).
Au Cap-haïtien, la situation est pareille. Les activités sont partiellement paralysées. La structure politique Pitit Desalin accompagnée de ses membres manifeste dans les rues de la ville contre la gourde qui ne cesse de perdre dans sa valeur. Le leader de la structure politique Jean Charles Moise a déjà lancé l’opération Fèmen bank en vue de protester contre la situation. Il demande aussi la tête du premier ministre Ariel Henry.
Par: Daniel Zéphyr
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