Le phénomène d'insécurité accuse une proportion de plus en plus alarmante dans le pays. Les chiffres donnent froid dans le dos. En un seul mois, l'Organisation des Nations-Unis a recensé 200 cas d'enlèvements dans le pays plus précisément à Port-au-Prince.
Selon un article de Miami Herald daté du 03 juin 2022, durant le mois de mai, il y a eu 200 enlèvements dans la capitale de Port-au-Prince. Parmi ces victimes se trouvent pour la plupart des médecins.
« Au moins 188 personnes ont été tuées et près de 17 000 personnes ont été déplacées de Port-au-Prince depuis le 24 avril par des gangs, a déclaré le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, citant des données du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits humanitaires et des Nations Unies. Bureau intégré en Haïti ».
Toujours selon le quotidien américain Miami Herald, citant les propos de Dujarric, l'ONU « s'appuie davantage sur les organisations de base et les groupes non gouvernementaux pour fournir des services dans les zones difficiles d'accès de la ville. Dans la mesure du possible, ils livrent des repas chauds, des kits d'hygiène et d'autres articles ».
Par ailleurs, le porte porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric a également noté que cette semaine marque un an depuis que les liaisons de transport vers le sud d'Haïti ont été fermées par des gangs après que des affrontements ont éclaté dans le quartier de Martissant à l'entrée sud de Port-au-Prince.
Depuis un an, Martissant reste une zone impraticable, contrôlée exclusivement par les bandes armées. Les habitants du grand Sud du pays doivent emprunter d'autres tronçons de routes pour se rendre dans le Grand sud.
Par Billy Doré
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