PubGazetteHaiti202005

Lancement de deux jours d'atelier sur « la politique d'éducation non formelle en Haïti »

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Le bureau de la secrétairie d'État à l'alphabétisation avec l'appui du ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle a lancé mardi 8 mars 2022 les deux jours d'atelier sur la fin de l'élaboration du document sur « la politique d'éducation non formelle en Haïti ».

La secrétaire d'État à l'alphabétisation, Sandra Jacques Saint Georges, en la circonstance, a indiqué que « cet atelier devra permettre de prendre des décisions majeures pour le sous secteur de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle ». Selon elle, la compétence de l'éducation non formelle sera en relation avec le vécu quotidien « des démunis et des pauvres » en vue du développement durable de la société. 

Mme Saint Georges souligne plus loin que « l’atelier permet également de prendre en compte le volet préventif de l'alphabétisme ». Cela implique, dit-elle, à s'attaquer aux facteurs qui alimentent l'analphabétisation, à savoir « la non scolarisation, la déscolarisation, le redoublement ».

Le ministre de l'éducation nationale Nesmy Manigat, souhaitant bon combat aux femmes haïtiennes en ce 8 mars, a pour sa part dit souhaiter que « l'atelier réfléchisse sur la diversité de profils des jeunes ».

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« L'éducation non formelle doit réfléchir sur quel type de génération qu'on doit former suivant les compétences des jeunes », a soutenu le ministre qui rappelle que l'école ne se fait pas seulement au sein des salles de classe. 

Selon Nesmy Manigat,  l'éducation non formelle doit tenir compte des diverses transitions qui se font dans le pays. Il invite à cet effet les participants à l'élaboration de la politique de l'éducation non formelle de prendre en considération « le profil à l'entrée et à la sortie des jeunes dans ce type d'éducation ». « Six mois, c’est trop long pour former un jeune qui ne peut pas attendre pour se placer sur le marché du travail à la recherche d'une vie meilleure », analyse le ministre qui conseille de réfléchir sur de courtes formations pour les jeunes qui ont été écartés de l'éducation formelle. 

L'UNESCO, l'un des partenaires financiers de ce projet s’est fait représenter par Jean Luc Tondreau qui a salué « la vision de la nouvelle équipe gouvernementale sur l'éducation non formelle et l'alphabétisation, selon lui, qui veut rassembler toutes les initiatives en cours en ce sens dans le pays ».

« Nous sommes contents de voir que le milieu de l'éducation nationale soutient la mise en œuvre de la politique de l'éducation non fermelle et de l'alphabétisation », a déclaré M. Tondreau qui indique que cet atelier rappelle celui que « l'UNESCO avait organisé pendant la période du covid-19 sous le thème alphabétisation, éducation non formelle, migration et développement ». « L'UNESCO renouvelle son appui à toutes les initiaves du gouvernement haïtien et la société civile en matière d'éducation pour que nous ayons une meilleure éducation dans le pays », affirme Jean Luc Tondreau. 

Il y a également l'UNICEF qui soutient cet atelier sur l'éducation non formelle et l'alphabétisation. Selon Edou Muhima, représentant de l'UNICEF, les statistiques récentes « présentent un taux de déscolarisation de 90% ». Ce qui fait qu'il y a, selon Muhima, trop d'enfants hors du système scolaire et « certains ont laissé l'école sans boucler le cycle éducatif ».

« Nous sommes tous convaincus que la politique de l'éducation non formelle représente une des solutions à ces problématiques notamment la violence qui affecte nos jeunes et nos enfants, indique Edou Muhima. L'un des objectifs de l'éducation non formelle est de répondre au besoin de l'éducation des jeunes déscolarisés et non scolarisés afin qu'ils soient capables d'être des citoyens et des citoyennes autonomes et responsables ».

 

Par: Juhakenson Blaise

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