PubGazetteHaiti202005

Haïti – Insécurité : plus de 1 100 morts recensés dans les violences liées aux gangs entre juillet et début octobre 2026

Plus de 1 100 morts recensés dans les violences liées aux gangs entre juillet et début octobre 2026 en Haïti

Les violences liées aux gangs armés continuent de faire des ravages en Haïti. Entre juillet et début octobre 2026, elles ont fait 1 123 morts et 440 blessés, selon un rapport du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), présenté le lundi 19 octobre au Conseil de sécurité par Carlos Ruiz Massieu, représentant spécial du secrétaire général pour Haïti et chef du Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH).

Malgré l’intensification des opérations menées par les forces de sécurité, les groupes armés poursuivent leurs attaques contre la population et étendent leurs activités à plusieurs zones rurales. Cette situation témoigne de la persistance de l’insécurité et des difficultés rencontrées par les autorités pour assurer la protection des civils et rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Outre le bilan des personnes tuées et blessées, le rapport met en évidence l’ampleur des violences sexuelles perpétrées par les gangs. Au cours des mois de juillet et d’août, 689 femmes et filles ont été victimes de viol, dont 87 % de viols collectifs. Ces chiffres illustrent la gravité des violences sexuelles auxquelles elles sont exposées, dans un contexte marqué par l’insécurité généralisée et l’affaiblissement des mécanismes de protection.

Le document fait également état des conséquences des opérations menées par les forces de sécurité. Depuis le début du mois de juillet, 808 personnes ont été tuées ou blessées dans le cadre de ces interventions, dont 148 qui n’entretenaient aucun lien avec les gangs armés. Ces données soulignent les risques auxquels les civils demeurent exposés lors des affrontements et des opérations sécuritaires.

Parallèlement, la crise continue de provoquer des déplacements massifs de population. Près de 1,5 million de personnes ont été contraintes d’abandonner leur domicile pour fuir les violences, parmi lesquelles plus de 740 000 enfants. Ces déplacements forcés aggravent la précarité des familles concernées et accentuent les besoins en matière d’hébergement, de protection et d’assistance humanitaire.

Présentées devant le Conseil de Sécurité, ces données illustrent l’ampleur de la crise sécuritaire et humanitaire qui frappe Haïti. Alors que les groupes armés poursuivent leurs attaques contre les populations civiles et étendent leur emprise à de nouveaux territoires, la protection des habitants et le rétablissement de l’autorité de l’État demeurent des défis majeurs pour les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux.

Junior PIERRE

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