PubGazetteHaiti202005

Haïti mise sur le partenariat interaméricain pour renforcer sa sécurité et préparer les élections 

Haïti mise sur le partenariat interaméricain pour renforcer sa sécurité et préparer les élections 

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s'est entretenu avec le directeur et commandant du Collège interaméricain de défense (CID), le major-général Joseph, le mardi 18 août 2026, dans le but de renforcer la coopération d’Haïti avec les institutions régionales et internationales afin de consolider l’autorité de l’État et de répondre aux défis sécuritaires qui continuent de fragiliser le pays. 

L’information a été rendue publique le même jour par la Primature, à travers un communiqué publié sur son compte Facebook.

Entouré de membres de son gouvernement, ainsi que de hauts responsables de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAd’H), Alix Didier Fils-Aimé a mis l’accent sur l’importance du partenariat entre Haïti, le Collège interaméricain de défense et l’Organisation des États américains (OEA). 

Pour l’Exécutif, cette coopération doit contribuer au renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles des forces nationales chargées de la sécurité. Elle doit également participer à la consolidation des institutions publiques et à la restauration progressive de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. 

La coopération internationale au cœur de la stratégie sécuritaire 

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité et l’affaiblissement de la présence de l’État dans plusieurs régions du pays. Face à cette situation, le Gouvernement haïtien entend s’appuyer davantage sur ses partenaires stratégiques afin d’accompagner les institutions nationales dans leurs efforts de rétablissement de la sécurité. 

La collaboration avec le CID et l’OEA ne se limite toutefois pas à une approche strictement militaire ou policière. Selon la vision défendue par l’Exécutif, elle doit également favoriser le renforcement des institutions, l’amélioration de leurs capacités et une meilleure coordination entre les différents acteurs impliqués dans la réponse à la crise sécuritaire. 

Le Gouvernement souhaite ainsi inscrire la question de la sécurité dans une perspective institutionnelle plus large, articulée autour du renforcement de l’État, de la stabilité des institutions et de la poursuite des réformes nécessaires au fonctionnement de la vie démocratique. 

La sécurité, une condition pour la tenue des élections 

Au cours de cette rencontre, le Premier ministre a également réaffirmé que le rétablissement de la sécurité constitue une condition essentielle à l’organisation d’élections générales crédibles en Haïti. 

Alors que le processus électoral se poursuit, l’amélioration des conditions sécuritaires apparaît comme un enjeu majeur pour permettre aux citoyens d’exercer leurs droits politiques dans un environnement suffisamment stable. Elle doit également faciliter le déroulement des opérations électorales et la participation des différents acteurs concernés. 

Pour l’Exécutif, le renforcement de la sécurité et la consolidation des institutions doivent donc progresser parallèlement. L’objectif est de créer les conditions nécessaires à la restauration durable de la vie démocratique et au retour progressif de l’État dans les zones où son autorité demeure fragilisée. 

A travers ce rapprochement avec le Collège interaméricain de défense et l’OEA, le Gouvernement entend donc mobiliser à la fois les ressources nationales et l’expertise de ses partenaires internationaux pour renforcer les institutions de sécurité, restaurer l’autorité de l’État et préparer un environnement plus favorable à la tenue d’élections crédibles.

Au-delà des engagements annoncés, le véritable défi reste désormais leur traduction en actions concrètes sur le terrain. Dans un pays où la crise sécuritaire demeure l’un des principaux obstacles au retour à la stabilité, la capacité des autorités haïtiennes et de leurs partenaires à renforcer durablement les institutions pourrait peser directement sur la crédibilité du prochain processus électoral et sur la restauration de l’autorité de l’État.

Webertson DORVIL

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