Dans un communiqué publié ce mercredi 20 août 2025, le gouvernement haïtien a fermement condamné l’assassinat du jeune écolier du Collège Canado-Haïtien, Wanderson Zamy, et a assuré que « l’État ne restera pas impassible ».
La Primature se dit indignée face à ce drame et souligne que Wanderson Zamy, âgé de 19 ans, représentait l’avenir de la jeunesse haïtienne. Le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a exprimé « ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses camarades et à l’ensemble de la communauté éducative ».« Ce drame touche le cœur même de notre Nation, car il frappe notre jeunesse, il frappe notre avenir », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a condamné avec la plus grande fermeté cet assassinat tragique, survenu dans l’après-midi du lundi 18 août, et a assuré que ce crime ne restera pas impuni. Le gouvernement a fait savoir que « des instructions fermes ont été données pour que toute la lumière soit faite et que les auteurs soient rapidement appréhendés et traduits devant la justice ».
Le Premier ministre a réitéré l’engagement de son gouvernement dans la lutte acharnée pour rétablir la paix, renforcer la sécurité et garantir le droit sacré à la vie pour chaque Haïtien, malgré les nombreux défis.« Haïti traverse une épreuve douloureuse. L’insécurité nous éprouve, mais elle ne nous fera pas plier », a-t-il affirmé.
Alix Didier Fils-Aimé a également renouvelé son appel à l’unité nationale et à la vigilance pour surmonter les difficultés actuelles.« Wanderson Zamy n’est pas seulement une victime : il est le symbole de cette jeunesse qui aspire à apprendre, à construire et à espérer », souligne la Primature.« Que la mémoire de Wanderson Zamy nous inspire et nous guide dans ce combat », a-t-elle conclu.
Passionné de basketball et jeune influenceur actif sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, Wanderson a été tué d’une balle en plein ventre à Delmas 83. Selon plusieurs témoins, le tir provenait d’un agent de sécurité du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), qui dispersait une manifestation d’enseignants stagiaires en colère. Cet agent aurait ouvert le feu à hauteur d’homme, et la balle a atteint l’écolier alors qu’il se trouvait à bord d’une motocyclette.
Ce drame a provoqué une vive indignation dans la population et renforcé le sentiment de désespoir chez de nombreux jeunes, dont plusieurs estiment que leur avenir en Haïti est gravement menacé. Sur les réseaux sociaux, la nouvelle a rapidement suscité une vague de tristesse, de colère et de réactions.
Le fait que Wanderson ait été tué sous les balles d’un agent de sécurité du MENFP — une institution censée incarner l’avenir et la formation de la jeunesse — a profondément choqué l’opinion publique.
Zamy n’est malheureusement pas le premier jeune haïtien victime d’une balle perdue. Nombreux sont ceux dont la vie et l’avenir ont été brisés de la même manière. En février dernier, Lebelt Massenat avait été tué en pleine salle de classe au Centre d’études diplomatiques et internationales (CEDI). D’autres jeunes ont également connu le même sort.
Face à cette série de drames, les promesses du gouvernement apparaissent de plus en plus comme des paroles vaines. Les victimes sont vite oubliées, la liste des morts s’allonge, tandis que les assassins continuent de circuler impunément.
Par : Daniella Saint-Louis
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