Dans une publication faite sur son compte Twitter ce mardi 20 juin, l’ancien Premier Ministre Claude Joseph a réagi suite aux déclarations de l’actuel chef du gouvernement qui s’engage à former un gouvernement d’unité nationale. « L’heure n’est pas au remaniement ministériel avec Ariel Henry », écrit clairement Claude Joseph qui ne juge que par son départ
Lundi soir, alors que de nombreux forces de l’opposition se sont opposées à la démarche d’intégrer le gouvernement pour trouver un consensus, dans des tweets successifs, Ariel Henry s’est engagé à lancer avec le HCT, le processus de révision de la Constitution, à constituer un gouvernement d’unité nationale.
« Je tiens à réitérer ma volonté inébranlable de tout mettre en œuvre pour rétablir un environnement sécuritaire, de chercher les moyens pour renforcer nos forces de sécurité, de mettre en place un #CEP qui inspire confiance, afin de redonner la parole au peuple haïtien pour élire librement ses dirigeants », avait écrit Ariel Henry sur Twitter.
En réaction, l’ancien chef du gouvernement sous la présidence de Jovenel Moïse, Claude Joseph a rejeté d’un revers de main les velléités de Ariel Henry. Pour lui, le départ de Ariel Henry est inévitable pour un dénouement à la vrise.
« L’heure n’est pas au remaniement ministériel avec Ariel Henry. Desormais, le choix de doter le pays d’une nouvelle gouvernance intérimaire s’impose. Après deux ans au pouvoir avec un bilan si catastrophique, ce gouvernement de transition ne peut plus continuer à jouer avec le destin d’Haïti et à hypothéquer l’avenir de plus 12 millions d’haïtiennes et d’haïtiens », réagit Claude Joseph sur Twitter.
« Le peuple haïtien demande une nouvelle gouvernance intérimaire ayant à sa tête un nouveau premier ministre qui a la volonté et la capacité d’adresser les urgences de l’heure. Ariel Henry, qui détient illégitimement tout le pouvoir, ne joue que pour le garder le plus longtemps possible », ajoute-il.
L’ancien titulaire de la Primature avait signé une déclaration conjointe lors du sommet en Jamaïque préconisant un exécutif bicéphale comprenant un collège présidentiel. Une approche vivement contestée par les tenants de l’accord du 21 décembre.
Par: Daniel Zéphyr
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