Invité de l’émission " Le Rendez-vous avec Volcy Assad " hier mercredi, le leader de la structure politique UNIR a estimé que l’accord du 21 décembre est un document de signé entre des amis et alliés dont des anciens signataires du 11 septembre. Clarens Renois croit que cet accord ne mènera nulle part.
Il est pratiquement vu comme l’homme de consensus. Clarens Renois, journaliste Sénior et leader politique de la structure UNIR était l’un des initiateurs d’un consensus devant réunir la majorité des structures politiques du pays. Malgré ces mois de travail, il n’a finalement pas signé l’accord du 21 décembre qui, selon lui, ne saurait adresser les grands défis de la nation.
« En décembre, je n’étais pas en Haïti. On m’a demandé de venir signer l’accord du 21 décembre; d’envoyer par WhatsApp 3 noms pour signer l’accord », narre Renois, jugeant la démarche informelle pour signe un accord.
Dès lors, Clarens Renois dit avoir demander de consulter l’accord. « J’ai dit mais ce n’est pas sur cet accord que l’on travaillait », s’est étonné Clarens, expliquant que sa structure politique a, par la suite, sorti un communiqué pour annoncer qu’il ne signera pas cet accord.
Bon nombre de changements ont été opérés dans le document qui était en discussion. « On a réduit considérablement les prérogatives du Haut Conseil de la Transition et on a réduit le nombre de membres qu’il devrait contenir », soutient Clarens Renois. De plus, ce dernier ne voulait pas donner l’impression de signer un quelconque document pour s’adjuger une fraction du pouvoir.
Pour le bien de l’accord, les cartes doivent être rebattues, de l’avis de Renois qui veut un accord capable de répondre aux défis de l’heure et apporter des solutions réelles à la crise. « Généralement, un accord, vous le signez avec ceux qui vous opposent non avec des amis et alliés », critique la figure de proue de UNIR.
L’accord du 21 décembre a été largement signé par les signataires de l’accord du 11 septembre, peu sont les partis électoralement représentatifs qui ont signé cet accord.
Si Clarens Renois estime que cet accord ne peut amener vers de bonnes élections, il estime que les protagonistes doivent toujours dialoguer. « Nous n’avons pas le choix que de continuer le dialogue », estime-t-il.
Le dialogue évoqué par Clarens Renois peut passer par plusieurs canaux dont les bons offoces de la mission de la Caricom, de l'émissaire anglais Jonathan Powell en Haïti mandaté par les américains pour rencontrer les acteurs en vue d'une solution et l’initiative enclenchée par le groupe des 8 structures politiques.
Il y a quelques jours, Port-au-Prince a reçu une délégation de la CARICOM conduite par le Premier Ministre jamaïcain Andrew Holness. Elle a rencontré plusieurs protagonistes de la crise dont des signataires et non-signataires de l’accord du 21 décembre. « L’intention de rencontrer plus de monde que possible était bonne. Le PM Holness dit avoir pris note, indiquant qu’il voulait venir pour avoir une meilleure compréhension de la crise », rapporte Renois.
Le journaliste sénior indique que le Premier Ministre jamaïcain a été clair sur le fait que les protagonistes n’ont pas beaucoup de temps pour résoudre la crise car les yeux de la communauté internationale sont tournées vers l’Ukraine pour des intérêts géopolitiques.
Il y a quelques jours, le porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire André Michel a indiqué que l’accord du 21 décembre est suffisant et que les non-signataires n’ont qu’à participer à son implémentation. Selon Clarens Renois, les signataires du 21 décembre doivent faire preuve de sagesse politique pour trouver un dénouement à cette crise. D'ailleurs, selon lui, le fait même par le premier ministre Ariel Henry d'accepter la venue d'une mission de la Caricom en Haïti est la preuve qu'il reconnait que son accord du 21 décembre ne peut aider à juguler la crise.
Clarens Renois qui est du même avis que Andrew Holness appelle les signataires de l’accord du 21 décembre et ceux non-signataires de ce dit accord à lancer un dialogue franc en vue de retirer le pays de l’impasse qu’il se trouve. « Il faut un accord qui tend vers un plus large consensus », croit-il.
Par: Daniel Zéphyr
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