Dans une interview accordée, hier, mercredi 21 décembre 2022, à la Radio France Internationale (RFI) , l'ambassadeur de la France en Haïti, Fabrice Mauriès a déclaré que « la France soutient Haïti sous le principe de l’envoi d'une force étrangère dans le pays ». Il a indiqué que « si la force devait se concrétiser elle pourrait apporter un soutien matériel ou faire partie de l’état major ».
Le déploiement de l' intervention militaire étrangère en Haïti continue d'être au sein des discussions des dirigeants étrangers. Mercredi soir, l'ambassadeur de la France en Haïti, Fabrice Mauriès a déclaré à RFI que « la France soutient Haïti sous le principe l'idée d'une force étrangère dans le pays ». Il a indiqué que « si la France devait se concrétiser elle pourrait apporter un soutien matériel ou faire partie de l’état major ».
Cependant il a ajouté que « l'organisation de cette force est un peu compliquée. Car, une grande partie de la classe politique haïtienne est opposée à cette force pour des raisons de respect de la souveraineté haïtienne et pour ne pas reproduire les erreurs du passé compte tenu du souvenir mitigé qu'avait laissé la MINUSTAH, dans la décennie 2000-2010 ».
En outre, M.Mauriès a fait savoir que pour l'instant, « la France a privilégié en termes de soutien à la Police Nationale d'Haïti au cours de l'année 2022, l'envoi des formateurs pour assurer la formation d'un nombre d'unités destiné à lutter contre les bandes armées ». Il a promis que « cette initiative continuera également l'année 2023 ».
En ce qui concerne les questions du journaliste à l'ambassadeur Mauriès sur le soutien de la France aux « sanctions prises par le Canada contre ceux qui menacent la paix en Haïti », le diplomate français dit soutenir la lutte contre l'impunité dans le pays . Il a indiqué que la France n'est pas du côté des trafiquants de drogue, des gangs, entre autres. Toutefois, il n'a pas précisé si son pays comptait suivre le Canada dans le cadre des ces sanctions.
Selon le représentant de la France en Haïti, les sanctions ne doivent pas rester canadiennes. Sinon, elles risquent d'échouer , a-t-il averti. Il a conseillé que « les sanctions doivent être appropriées par le système judiciaire d'Haïti et qu'il ne faut pas qu'elles restent le résultat d'une action étrangère ».
Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni hier, mercredi 21 décembre 2022 sur la crise en Haïti. Le déploiement de la force militaire étrangère a été au cœur de cette rencontre. Au cours de cette réunion, l'ONU a demandé à « tout pays capable de le faire » d’envisager de toute urgence de participer à une force militaire internationale pour aider les autorités haïtiennes à rétablir la sécurité et à lutter contre la crise humanitaire.
« C'est absolument essentiel pour qu'Haïti revienne à la stabilité institutionnelle et revienne sur la voie de la paix et du développement durable », a déclaré la secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Amina Mohammed.
Selon des sources diplomatiques, bien que plusieurs pays se soient montrés prêts à participer au déploiement de cette force, aucun n'a été trouvé pour l'instant prêt à la diriger. Les États-Unis et le Canada ont lancé des pourparlers sur cette question, mais jusqu'à présent, ils n'ont pas montré l’intention de diriger l’opération.
Par: Daniella Saint-Louis
- Log in to post comments


