PubGazetteHaiti202005

Les sanctions contre des politiques en Haïti doivent être fondées sur des preuves juridiques, selon le Montana

Internet/collage gridart

Le bureau de suivi de l’accord de Montana dans un communiqué ce week-end a exigé que les sanctions prises contre des politiques en Haïti soient basées sur des preuves juridiques. Montana alerte sur les effets négatifs que peuvent traîner de telles sanctions tout en saluant la démarche qui, selon lui, porte un espoir de justice. 

 

Ce communiqué du bureau de suivi de l’accord du Montana est le condensé de ce qui a été dit par les membres de délégation du Montana ayant rencontré la mission diplomatique du Canada en Haïti. Si la délégation salue le bien-fondé de la démarche, elle met, toutefois, en garde sur l’aspect légal.

 

« Ces sanctions doivent être fondées sur des preuves juridiques. Leur application devrait être impartiale et en aucun cas elles ne devraient être utilisées comme un moyen pour régler des problèmes politiques avec des patriotes conséquents qui défendent les droits et les intérêts de leur pays », recommande le bureau de suivi dans ce communiqué.

 

Outre le caractère pénal de l’initiative, la délégation de l'Accord du 30 août 2021 / Accord de Montana dit appuyer ces initiatives qui ouvrent la voie à un assainissement du système financier national. « De telles mesures portent un espoir de justice dans un pays qui a été depuis toujours la victime séculaire de la prédation et de l'impunité », ajoute le communiqué.

 

 

 

Par ailleurs, le bureau de suivi de l’accord du Montana dit croire que de telles sanctions pourraient avoir un impact négatif important sur le système économique et financier d'Haïti du système bancaire et de la chaîne d'approvisionnement de la sphère économique formelle. « En cas de défaillance du système économique haïtien, la coopération des pays et institutions impliqués dans l'application de ces sanctions pourrait s'avérer nécessaire », prévient-il.

 

 

Dans une interview accordée au journal Le Nouvelliste, l’ambassadeur du Canada à l’ONU Bob Rae, chef de délégation s’est réjoui du niveau d’acceptation des sanctions par les acteurs politiques.

 

« Surtout au niveau de la société civile. Les gens disent que maintenant on est en train de prendre au sérieux la question de l'impunité. Et je crois que c'est important parce qu'aujourd'hui, nous parlons de la Journée internationale de la corruption », avait-il confié au journal.

 

Un dizaine de personnes ont déjà été sanctionnées par le Canada dont l’ancien président Joseph Michel Martelly et les anciens premiers ministres Laurent Lamothe et Jean Henry Céant. Des officiels comme Joseph Lambert, Rony Célestin et anciens officiels comme Youry Latortue, Gary Bodeau, Hervé Fourcand, ainsi que des hommes d’affaires comme Renold Deep ,Cherif Abdallah et Gilbert Bigio sont aussi concernés.

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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