PubGazetteHaiti202005

La congresswoman Sheila McCormick favorable à l’envoi d’une force d’intervention rapide en Haïti pour démanteler les gangs 

La congreswoman Sheila Cherfilus McCormick

La représentante de la Floride au congrès Sheila Cherfilus McCormick a annoncé ce dimanche qu’elle a changé de position quant au déploiement d’une force étrangère en Haïti pour rétablir la sécurité dans le pays. Après avoir participé à une rencontre avec les ambassadeurs des différents pays de l’ONU, elle dit appuyer l’idée de l’envoi d’une “force d’intervention rapide “ en Haïti pour démanteler les gangs. Elle se dit toujours contre l’idée d’une force d’occupation. 

Elle s’était radicalement prononcée contre toute intervention militaire en Haïti. Mais ce dimanche, elle dit avoir changé de position. Dans une interview via zoom accordée ce dimanche à plusieurs médias de la capitale dont Gazette Haïti News, la congresswoman d’origine haïtienne dit avoir pris cette décision après sa rencontre avec des ambassadeurs de différents pays accrédités à l’ONU sur la crise haïtienne. Elle est, toutefois, toujours contre toutes formes d’occupation du pays. 

Selon les dires de l’élue de Floride, cette “force d’intervention rapide“ viendra libérer le pays des gangs armés et faire place à la police nationale. « Immédiatement après, une aide humanitaire sera accordée pour s’attaquer aux problèmes humanitaires », precise-t-elle.

Shella Cherfilus McCormick justifie sa décision en exhibant la situation dans les quartiers populaires où les enfants sont enrôlés dans des gangs. Elle juge nécessaire d’éviter que les enfants non scolarisés continuent d’intégrer les gangs en raison de la misère abjecte à laquelle ils sont exposés. “Les enfants représentent 60% des membres de gangs en Haïti“ regrette-elle. 


La députée informe qu’après avoir libéré les quartiers des gangs, un programme sera mis en place afin de réinsérer les enfants. « C’est l’une des raisons de mon soutien à cette force d’intervention rapide en Haïti », soutient-elle.

La congresswoman s’est gardée de dévoiler une quelconque date pour le déploiement de cette force d’intervention rapide. « Il faut d’abord trouver un pays qui accepte de prendre le leadership de cette force », indique l’élue, soulignant que « les discussions se poursuivent avec le Canada en ce sens ».

Quelque soit la date du déploiement de cette force d’intervention rapide, la députée croit qu’il faut à tout prix éviter les victimes collatérales.

Haiti en situation de famine 

La congresswoman démocrate a fait aussi état de la crise humanitaire marquée par la famine en Haïti. Elle déplore le fait que les gangs empêchent la libre circulation des gens et des biens. Une situation qui rend difficile les activités économiques et le déplacement des produits alimentaires d’un point à un autre. Elle croit que cette force aidera à résoudre ce problème. 


A noter que pour le déploiement de cette force d’intervention rapide en Haïti un vote sera organisé à l’ONUz

 

 

Par: Gazette Haiti News

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