A l’occasion de la première année de son accession à la tête de l'Exécutif, le chef du gouvernement Ariel Henry, dans son adresse à la nation ce mercredi 21 juillet, a prôné « un dialogue franc et sincère » en vue de sortir Haiti du bourbier dans lequel il patauge. Ariel Henry dit souhaiter voir les protagonistes construire ensemble un projet national pour Haïti.
La question du dialogue retient l’actualité. A l’occasion de la première année de son accession à la tête de l'Exécutif, le chef du gouvernement Ariel Henry, dans son allocution a prôné « un dialogue franc et sincère » en vue de sortir Haiti du bourbier dans lequel il patauge. Il dit croire fermement que le dialogue demeure l’outil idéal pour résoudre les problèmes politiques.
« C’est la voie que j’ai privilégié jusqu’ici, et j’entends y demeurer. Un dialogue franc et sincère avec tous les secteurs de la vie nationale. Sèlman bandi pa ladanl. J’espère que les uns et les autres le comprendront et y contribueront en toute bonne foi avec une ferme volonté d’aboutir », souhaite Ariel Henry qui dit croire qu’Il est indispensable de « mettre autour de la table les partis politiques, mais aussi les principaux acteurs économiques et sociaux pour construire ensemble un projet national pour l’Haïti que nous voulons léguer à nos enfants et à nos petits-enfants ».
Pour le premier ministre, le dialogue ne doit pas être non plus une « occasion de perdre du temps dans des querelles stériles et de prolonger inutilement les souffrances du peuple et cette situation d’instabilité chronique ».
Dans cet esprit de dialogue, des protagonistes de l’accord Montana et de celui du 11 septembre se sont rencontrés lundi à l’hôtel Karibe Covention Center dans le but de préparer le terrain pour le début des négociations politiques. La majorité des personnalités contactées par la rédaction rapporte que la rencontre a été un peu houleuse avec le point de discorde: l’exécutif bicéphale ou monocephale.
Montana est accroché à un exécutif à deux têtes évoquant la Constitution alors que les signataires de l’accord de la Primature estiment que le Premier ministre doit continuer à être le seul chef à la tête du pays en attendant les élections générales.
A plusieurs reprises, les représentants de l’accord du 11 septembre ont dû prendre des séances à huis clos pour discuter de la proposition de l’accord de Montana d’intégrer la question de la forme de l’exécutif comme premier point de l’agenda politique. Finalement, la rencontre a été suspendue. « Ils voulaient plus de temps entre eux pour discuter sur la proposition du Montana », avait indiqué Beltis.
Joint par la rédaction de Gazette-Haïti, le porte-parole du secteur démocratique et populaire aussi un des représentants de l’accord du 11 septembre, André Michel n’avait pas souhaité révéler si oui ou non la question de la forme de l’exécutif a été demandée d’être intégrée dans l’agenda. « Pour la commission du 11 Septembre, il faut concentrer les discussions sur les vrais problèmes du pays, tels que : La sécurité des citoyens et la lutte contre le Kidnapping, la misère de la Population, la lutte contre la corruption et la contrebande, les modifications essentielles à apporter à la Constitution et les structures transparentes à mettre en place pour remettre le pouvoir politique aux représentants du Peuple », avait-il répondu.
Les deux partis ne savent toujours pas à quand une prochaine rencontre. Cependant, ils campent sur leur position. Montana attend dans les heures à venir une proposition d’agenda de la part de l’accord du 11 septembre.
Par: Daniel Zéphyr
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