PubGazetteHaiti202005

En mission en Haïti, les diplomates américains préconisent « une fusion des accords », André Michel, lui, « (ne veut) pas revenir en arrière »

Les émissaires Brian .A. NICHOLS et Juan Gonzales

Les émissaires américains en l’occurrence Brian Nichols, secrétaire d’Etat adjoint aux affaires des Amériques et Juan Sebastian Gonzalez, assistant spécial auprès du président ont donné ce vendredi 1er octobre 2021 une conférence de presse au local de l’ambassade américaine afin de faire le point sur les différentes rencontres réalisées dans le cadre de leur mission en Haïti. Dans leur discours respectif, les émissaires ont affiché leur soutien subtil à l’accord de Montana tout en plaidant en faveur d’un large consensus. Cependant, le secteur démocratique et populaire ne veut pas perdre de temps. « Il faut aller de l'avant. « Il ne faut pas revenir en arrière », a écrit Me André Michel suite à sa rencontre avec la délégation américaine. 
 
Après avoir rencontré le premier ministre Ariel Henry, la société civile, les représentants de groupements politiques, le directeur de la police nationale d’Haïti Léon Charles, le ministre des affaires étrangères et des cultes Claude Joseph et plusieurs membres des organismes multilatéraux, sur le départ, les émissaires ont tenu à expliquer le but de leur mission. « L’objectif de notre mission est de supporter une solution haïtienne, prise par les haïtiens », précise le secrétaire d’Etat adjoint Brian Nichols soulignant avoir entendu bon nombre de protagonistes de la crise haïtienne.
 
« L’une des choses que nous encourageons est que les protagonistes se mettent ensemble et arrivent à forger une vision unique pour l’avenir d’Haïti », avance le diplomate assurant qu’aucune solution efficace pour Haïti ne sera une solution imposée de l’extérieur.
 
Rencontre avec le PM Ariel Henry
 
Le secrétaire d’Etat adjoint aux affaires des Amériques affirme avoir eu un entretien productif avec le premier ministre Ariel Henry  à travers lequel il a encouragé le chef du gouvernement à poursuivre ses efforts afin de trouver un consensus pour l’avenir d’Haïti. « Les Etats-Unis ne vont pas choisir des perdants ou des gagnants », fait-il remarquer précisant que l’avenir d’Haïti dépend de sa population elle-même.
 
« L’accord de Montana est très solide »
 
Concernant les différents accords paraphés entre les citoyens haïtiens, le secrétaire d’Etat adjoint aux affaires des Amériques a affiché son soutien subtil à l’accord de Montana. « L’accord de Montana est très solide », dit-il saluant la diversité et l’ampleur de l’accord de la société civile. Il assure que les signataires des différents accords vont voir dans quelle mesure ils pourront s’entendre sur une seule vision. « Le processus sera entièrement haïtien », indique M. Nichols.

 

Alors que les américains parlent de la fusion des accords, le secteur démocratique et populaire, principal soutien de Ariel Henry croit que l'on ne devrait pas regarder en arrière. «  Cet accord, même s'il n'est pas parfait, pourra servir à traverser cette période intérimaire et conduiee le pays vers la normalité constitutionnelle et institutionnelle. Il faut aller de l'avant. Il ne faut pas revenir en arrière. Evidemment, le dialogue étant permanent, les autres amis pourront toujours rejoindre l'Accord du 11 Septembre 2021. Lq porte restera toujours ouverte », a écrit Me André Michel seulement quelques heures après la rencontre aves les émissaires américains. Il appelle à l'application de l'Accord pour " Une gouvernance Apaisée et Efficace " . 

 

 

 

Par Daniel Zéphyr

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