PubGazetteHaiti202005

Haïti/Volleyball : la première division fait peur à l’entraîneur de l’équipe EVGAS 

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Engagée dans le championnat de volleyball de la région Ouest d'Haïti, EVGAS s'est qualifiée pour la grande finale de la 2e division féminine. Cette place, qui est synonyme de montée en première division, n'est pourtant pas vue de bon œil par les dirigeants de l'école. Interrogé par Gazette Haiti, le coach de l'EVGAS a fait part de ce que l'équipe devrait entreprendre afin de se faire une place dans la division une.
 
Alix Saint-Amour a tout d'abord dit que la montée n'était pas l'objectif de l'équipe.
« Nous voulons simplement être champions de la division », a-t-il déclaré. Saint-Amour a poursuivi en disant : « Si nous ne pouvons être les meilleures ici, comment est-ce que cela sera possible plus haut? »
 
Concernant la montée, le coach a clairement montré que cela lui a fait mal de ne pas pouvoir refuser cette place en première division. « La Ligue veut plus d'équipes en première, c'est pourquoi ce sont 3 qui monteront cette fois. Mais ce titre de finaliste ne fait pas vraiment notre affaire, car en cas de refus, la Ligue fera pression pour que nous puissions accepter », a indiqué Saint-Amour. Ceci à cause du niveau élevé qui règne en première division à tous les niveaux (économique et sportive surtout).
 
Saint-Amour, bien imbu des réalités de la première division de volleyball en Haïti, a déclaré sans aucune réserve que les joueuses actuelles de l'équipe ne pourront pas suivre le rythme. « Il va falloir que nous achetions des joueuses étrangères comme les autres clubs le font, mais nous n'avons pas les moyens de nous le permettre », a-t-il dit. Le coach a appuyé ses dires en se basant sur la demi-finale que l'équipe venait de gagner en 4 sets face à l'École de volleyball Hervé Saintilus (EVHS). Il a déclaré : « Si l'adversaire avait réussi à égaliser avec nous au niveau des sets, on était foutu. J'ai dû passer tout le match debout avec elles pour éviter les moindres erreurs. Mes joueuses n'ont pas un bon morale, le match serait perdu ».
 
Comme alternative, le coach de l'EVGAS pense que le mieux pour le club serait d'avoir 2 équipes, l'une en première et l'autre en deuxième division. Mais là encore, problème, le club ne pourra pas tenir économiquement deux formations. Car, selon le coach, le volleyball est pratiqué par l'EVGAS par amour, sans aucun intérêt étant donné qu'il n'y en a point.
 
L'équipe avait donné une prestation remarquable face à un adversaire (EVHS) qui était l'ombre d'elle-même dans cette demi-finale, à suivre donc son parcours en première division la saison prochaine.
 
 
 

 

 

Par: Jean Obed SIBRUN

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